La lutte contre les inégalités, priorité du plan cancer 2

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SantéJacques Chirac avait fait de la lutte contre le cancer un des grands chantiers de son quinquennat. Une fois n'est pas coutume, Nicolas Sarkozy s'est inscrit, hier, dans les traces de son prédécesseur en présentant le plan cancer 2. En déplacement à Marseille, le chef de l'État a, en effet, annoncé 750 millions d'euros de dépenses nouvelles d'ici à 2013 pour un « enjeu majeur pour notre pays » avec 350.000 nouveaux cas de cancer détectés par an, pathologie « devenue [...] en 2004 la première cause de mortalit頻.En tête des priorités, la réduction des inégalités dans l'exposition aux facteurs de risque. « Le risque de mourir d'un cancer entre 30 et 65 ans est deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales », a souligné Nicolas Sarkozy, pointant notamment du doigt la consommation d'alcool et de tabac comme « racines » des inégalités. Malgré les critiques de députés UMP qui la jugent insuffisante, le chef de l'État a notamment défendu la hausse de 6 % du prix des cigarettes, prévue le 9 novembre, estimant que « c'est important dans une période où l'inflation est nulle ».accès aux soinsDans la lignée du premier volet, présenté par Jacques Chirac en mars 2003 et doté à l'époque de 600 millions d'euros, le second plan vise aussi à améliorer l'égalité d'accès aux soins pour les malades. « Les diagnostics et traitements de pointe doivent être accessibles au plus grand nombre dans toutes les régions », a martelé le chef de l'État, indiquant que « sur la durée du plan, 74 [IRM] supplémentaires seront installés, dont 39 dans les dix régions ayant la mortalité par cancer la plus élevée ». Enfin, les programmes de recherche bénéficieront de 95 millions d'euros supplémentaires pour les quatre années à venir. Cinq sites de recherche pluridisciplinaires, capables d'atteindre une « masse critique de médecins, de patients, de chercheurs et d'équipements », seront labellisés par l'Institut national du cancer. Et 15 % des budgets devront être consacrés à l'analyse des risques environnementaux et comportementaux.Bien accueilli par les médecins et les associations, le plan a été critiqué, hier, par les syndicats hospitaliers. Ils regrettent que le personnel ait été oublié et que n'y figurent ni augmentation de salaire ni recrutements supplémentaires.Plus largement, une inconnue demeure sur la mise en ?uvre effective des 5 axes, 30 mesures et 118 actions du plan cancer 2. En 2008, la Cour des comptes avait déploré que seul un tiers du plan présenté par Jacques Chirac ait été pleinement réalisé, un tiers modérément et un tiers pas du tout...

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