Du pétrole cher au pétrole rare
La Tribune
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Le monde vient de tourner la page d'une décennie qui, sans connaître une crise pétrolière comme par le passé, a montré que le surnom d'or noir n'était pas usurpé. Nous étions entrés dans le siècle avec un baril autour des 30 dollars. Nous passons le cap de ses dix premières années avec un prix deux fois et demi plus élevé et qui a même été presque quintuplé lors du record de l'été 2008. Et comme « La Tribune » l'explique aujourd'hui, les experts affirment qu'il ne faut pas s'attendre à le voir baisser dans les prochains mois, voire dans les prochaines années. La croissance retrouvée de la Chine mais aussi une certaine spéculation poussent les tarifs à la hausse. Un survol des pays du Golfe suffit à constater que les tankers chargés à bloc attendent patiemment dans les eaux de la mer Rouge et des golfes arabiques et persiques que les prix montent encore. Suffisamment pour dégager une belle plus-value une fois payés les équipages. Nos économies se sont en tout cas habituées ces dernières années à vivre avec un pétrole cher. Ce phénomène a parallèlement alimenté l'espoir de voir la planète passer plus vite que prévu aux énergies renouvelables et non fossiles. Un espoir en partie déçu. Prévu initialement pour les prochaines années, le fameux « peak oil », au-delà duquel les réserves mondiales risquent de baisser, ressemble ces derniers temps un peu à un mirage. Les pays pétroliers ? dont les réserves réelles recèlent encore des secrets ? et les majors du secteur ont sorti cette expression de leur vocabulaire. Le récent échec de Copenhague n'a fait que renforcer leur confiance : le pétrole cher, oui, le pétrole rare, pas forcément, en tout cas pas tout de [email protected] OLIVIER PROVOST
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