De nouveaux actionnaires pour la société sous LBO Gala Coral
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fonds d'investissementAprès le fabricant de yachts Ferretti et l'entreprise de toitures Monier, le géant britannique des paris sportifs Gala Coral pourrait bien être la prochaine grande société sous LBO (rachat avec un effet de levier) en Europe à changer de mains sous la pression de son endettement. Depuis le début de l'automne, ses actionnaires, les fonds d'investissement anglo-saxons Candover, Cinven et Permira, négocient avec les banques la restructuration de sa dette. Qui n'est pas des moindres, puisqu'elle représente 2,6 milliards de livres (2,93 milliards d'euros). La conjugaison des effets de la crise et de l'interdiction de fumer dans les centres de paris outre-Manche a provoqué un ralentissement de l'activité de Gala Coral et, in fine, une rupture des clauses convenues avec les banques (« covenant »). Dès octobre, un groupe de créanciers, détenteurs de 540 millions de livres de dette, avait soumis une offre : l'abandon d'une partie des sommes dues en échange d'une entrée au capital de Gala Coral. D'après le quotidien britannique « Financial Times », citant une lettre envoyée par le président de la société, Neil Goulden, cette proposition a reçu le soutien du conseil. « Nous nous attendons à des progrès significatifs dans les semaines à venir », a-t-il déclaré.marques d'intérêtDes acteurs extérieurs ont également manifesté leur intérêt pour le dossier. Les géants américains Apollo Management et Blackstone ont notamment proposé une injection de fonds propres dans la société contre une large part du capital. D'après des sources proches du dossier, Apollo offre d'apporter 250 millions de livres contre un partage des titres de Gala Coral à « 50-50 » avec les créanciers.Si ces termes étaient acceptés par les parties prenantes au dossier, les trois fonds actionnaires perdraient le contrôle du capital. Cinven et Candover avaient acquis la société en 2003 pour 1,9 milliard de livres, avant d'être rejoints en 2005 par Permira.En juin 2009, le premier acteur français du LBO, PAI Partners, avait subi pareille mésaventure dans le dossier Monier, perdant le contrôle de la société lors des négociations avec les banques.Alexandre Madde
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