L'an 2010 va commencer tambour battant pour le dollar

monnaieLe dollar a terminé le millésime 2009 en fanfare, après un mois de décembre particulièrement faste. Ce qui avait un moment ressemblé à une année noire pour le billet vert s'est finalement terminé par une dépréciation limitée à 4,2 % de son indice pondéré face aux monnaies des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Face à l'euro, sa perte s'est même réduite à 2,5 %, grâce au spectaculaire rebond des quatre dernières semaines, tandis qu'il parvenait même à regagner 2,6 % de sa valeur par rapport au yen. Ce fut donc une année en trompe-l'?il, faussée par les prédictions cataclysmiques de certaines Cassandre, qui ont fini par boire la tasse. Même si les fossoyeurs du billet vert n'ont pas tous retourné casaque, montrant du doigt le déficit des finances publiques à deux chiffres pour la première fois depuis la guerre, les « taureaux » haussiers soulignent qu'en termes de parité de pouvoir d'achat le dollar est largement sous-évalué, de 15 % par rapport à l'euro par exemple. Selon une enquête Dow Jones auprès de 20 stratèges changes réputés, le dollar devrait se négocier à 1,42 pour 1 euro à la fin du premier semestre et à 1,40 en fin d'année. Ils le voient monter à 95 yens dans six mois et atteindre le seuil de 100 dans douze mois.Cette première semaine du nouveau millésime va, quoi qu'il en soit, commencer sur les chapeaux de roue et pourrait donner le « la » de l'année. Très riche en statistiques, elle culminera avec le rapport sur l'emploi américain de décembre, vendredi, celui-là même qui, il y a un mois, avait servi de détonateur au redressement du dollar. Et il pourrait bien marquer un tournant dans les destructions d'emplois, qui ne dépasseraient pas un millier selon le consensus des économistes. La majorité des acteurs du marché des changes en est désormais persuadée : l'économie américaine va rebondir beaucoup plus fort que celles des autres pays du G7. À commencer par la zone euro, dont l'avenir est obscurci par la dégradation des dettes publiques, qui, selon la Commission européenne, atteignent des niveaux insoutenables dans la moitié des 16 pays participants. Dans ces conditions, la Réserve fédérale pourrait surprendre et relever ses taux, maintenus à un niveau voisin de zéro depuis décembre 2008, beaucoup plus tôt qu'envisagé il y a encore un mois. Isabelle Croizard

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