La Corée du Sud s'affirme sur la scène internationale

mondialisationAprès avoir fini l'année 2009 en beauté sur un fabuleux contrat arraché dans le nucléaire civil à Abu Dhabi, au détriment de poids lourds du secteur, la Corée du sud aborde en fanfare 2010. Séoul vient de prendre la présidence du G20, nouveau format de concertation entre les principaux pays. Et affirme ainsi sa volonté d'exister sur la scène internationale où elle fait parfois figure d'État « sandwich » entre la Chine et le Japon. « La Corée espère offrir un pont entre les pays avancés et ceux en développement », a expliqué Kim Young-hak, vice-ministre du Commerce, pour qui le G20 doit également coordonner les stratégies de sortie de crise et atténuer la volatilité des marchés résultant de la spéculation.Pour le président sud-coréen, le très libéral Lee Myung-bak, le G20 est un marchepied rêvé pour sortir la Corée du statut intermédiaire entre pays en développement et pays développé et le hisser une fois pour toutes dans le camp des riches. Fort d'un PIB par tête de 20.000 dollars (contre 100 dollars en 1960), la Corée est déjà membre du très sélect club de l'OCDE. Classée entre le onzième et le quinzième rang parmi les économies de la planète, elle se propulse à la sixième place pour ses dépenses de R&D avec 3,37 % du PIB et vise 5 % en 2012. Mais dans le même temps Séoul n'a pas gagné tous ses galons d'acteur international. combattre la piraterieÀ l'ONU, le pays a échappé jusqu'à présent à l'obligation de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Séoul cherche à rectifier le tir et se dit prêt à diminuer ses rejets de 4 % d'ici à 2020. Sur le plan de la sécurité, il a envoyé un bateau de guerre aider à combattre la piraterie au large de la Somalie. Et prévoit de mobiliser ses troupes en Afghanistan. Avide de visibilité, le gouvernement a proposé sa candidature à la fois à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 et d'été de 2020, en promettant de renoncer à 2020 en cas de succès pour 2018. Ces perspectives raniment la confiance des Coréens en leur président. Sa cote de popularité a bondi à 53,1 %, son meilleur score en vingt mois. Tous ces succès rendront moins douloureux l'anniversaire de la guerre fratricide qui a opposé la Corée du Sud à sa voisine du Nord il y a soixante ans. Laurent Chemineau

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