L'économie égyptienne fragilisée par les violences

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L'économie égyptienne est fragilisée par la contestation contre le régime d'Hosni Moubarak. L'agence de notation Fitch a dégradé la note de la dette égyptienne tandis que la banque centrale a annoncé qu'elle allait limiter le montants des retraits que pourront effectuer les particuliers lors de la réouverture des banques dimanche. Les heurts ont repris jeudi à la mi-journée entre partisans et opposants du président égyptien Hosni Moubarak au Caire, aux abords de la place Tahrir, épicentre de la contestation. Pour l'instant, les tentatives du pouvoir d'engager le dialogue avec l'opposition butte sur le refus de plusieurs groupes qui exigent au préalable le départ d'Hosni Moubarak. Omar Souleimane, qui vient d'être nommé vice-président, a été chargé par le président Moubarak d'ouvrir un dialogue immédiat avec l'opposition. La télévision d'État a en outre annoncé que Gamal Moubarak, le fils du président, ne briguerait pas la présidence. Mais Mohammed Aboul Ghar, un porte-parole de la Coalition nationale pour le changement, qui s'est constituée autour de Mohamed ElBaradei et compte parmi ses membres les Frères musulmans et le mouvement Kefaya (Assez), soumet tout dialogue à un départ préalable du président. Même revendication du côté des groupes de jeunes militants pro-démocratie qui ont lancé le mouvement de contestation en Égypte. Fermeture des entreprisesL'agence de notation Fitch Ratings a dégradé d'un cran la note de l'Égypte, dans la foulée de ses concurrentes Moody's et Standard & Poor's. La note attribuée à la dette long terme du pays passe de BB+ à BB. Cette note signifie que Fitch estime toujours que l'Égypte peut honorer sa dette mais qu'elle présente un risque de non remboursement. « Cette dégradation reflète l'intensification significative des protestations, au moment où débute ce qui semble être une transition politique incertaine vers un nouveau gouvernement », souligne Fitch. « L'activité économique a déjà pâti de nombreuses fermetures d'entreprises et de banques, et une large part des investissements vont être suspendus tant que la situation politique n'est pas éclaircie » , poursuit l'agence. Les groupes français, Vinci et Bouygues, associés dans la construction de la ligne 3 du métro du Caire, organisent le retour de la quasi-totalité de leur quelque 180 expatriés et leurs familles en Égypte . La croissance, estime Fitch, devrait « chuter fortement » si bien que le déficit budgétaire devrait se creuser pour atteindre 8 % du PIB. Le secteur du tourisme, qui fait vivre des centaines de milliers d'Égyptiens et représente 5 % du PIB, est particulièrement affecté. Les départs précipités d'expatriés se multiplient. Les États-Unis, par exemple, ont affrété des navettes pour leurs ressortissants.

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