Nyse-Euronext milite pour une redéfinition de certains concepts sur les marchés

Alors que la consultation lancée par Bruxelles sur la révision de la directive Marchés d'instruments financiers (MIF) s'achève, Nyse-Euronext vient de rendre sa copie. Et c'est une refonte ambitieuse du texte en vigueur depuis novembre 2007, avec des définitions claires de ce qu'est une transaction hors marché (OTC), qui représente aujourd'hui 40 % des échanges en Europe, de ce qui relève de l'intermédiation ou de l'exécution d'un ordre, que l'opérateur boursier transatlantique réclame. Manque de clarté« Le besoin de confidentialité sur les transactions de taille importante est légitime », explique Roland Bellegarde, vice-président exécutif chez Nyse-Euronext. « Si le cadre réglementaire ne gère pas de manière adéquate la tension naturelle entre confidentialité et transparence, les transactions réalisées de manière opaque vont continuer de progresser et de dégrader le processus de formation du prix sur les marchés au détriment de la protection de l'investisseur », fait valoir l'opérateur boursier. De fait, une part importante des transactions, parce que les intérêts à l'achat et à la vente ne sont pas diffusés, ne participe pas au processus de découverte du prix. Pour Nyse-Euronext, le manque de clarté dans la directive entre l'exécution d'un ordre (ce que font les Bourses) et l'intermédiation a créé une confusion sur les conditions dans lesquelles un ordre peut tomber dans l'univers OTC. Près de 40 % des transactions réalisées hors marché sur les blue chips européennes sont inférieures à 7.500 euros, la taille dite de détail, relevait en septembre 2010 la société Celent. Pourtant, le concept d'OTC devait englober des transactions ponctuelles, sur mesure et irrégulières, impliquant des contreparties professionnelles pour des tailles d'ordre supérieures à la taille standard du marché. S'agissant du trading à haute fréquence, qui représente une bonne part de l'activité des bourses européennes, Nyse-Euronext est plus prudent. Il se déclare défavorable à une durée de validité minimum des ordres comme à des obligations de tenue de marché. Autant de mesures qui pourraient les faire fuire. C. FR.

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