Des fusions promises à l'examen des autorités de la concurrence

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« Nous ne nous serions pas lancés dans une telle opération si nous n'avions pas un certain degré de confiance. » Immanquablement, la question d'un éventuel blocage par les autorités de la concurrence du rachat de Nyse-Euronext a été maintes fois avancée vendredi dernier, par les analystes financiers comme par la presse. Mais Robert Greifeld, le directeur général de Nasdaq OMX, s'est voulu résolument serein. Jeffrey Sprecher, le patron de l'ICE, en a même fait un argument : en reprenant les activités dérivés de Nyse-Euronext, la solution ICE serait l'assurance d'un maintien de la concurrence en Europe entre Liffe-ICE et Eurex, mais aussi aux États-Unis face à la suprématie de CME Group. Si l'activité dérivés promet d'être un point de forte vigilance de la part des autorités européennes dans le cadre d'un mariage Nyse-Euronext-Deutsche Börse ? les deux opérateurs concentrent plus de 90 % du marché européen hors le gré à gré -, le dossier apparaît moins problématique avec l'ICE. En revanche, le rachat des activités actions et options de Nyse-Euronext par Nasdaq OMX pourrait rencontrer quelques difficultés du côté des autorités américaines. Nasdaq-Nyse-Euronext aurait en effet le monopole pour la cotation aux États-Unis. Sur le marché secondaire, il concentrerait plus de 50 % des échanges sur actions et il pourrait revendiquer près de 54 % du marché américain des options sur actions.« Sur les transactions, les barrières à l'entrée sont peu élevées », veut minimiser Robert Greifeld. Sans compter qu'une bonne part des échanges se fait hors marchés réglementés. Côté marché primaire, la concurrence n'est plus nationale mais mondiale, selon le patron de Nasdaq OMX. En 2010, les Bourses américaines n'ont attiré qu'une seule des dix plus grosses introductions en Bourse. Un mariage créérait un champion américain. Un argument qui pourrait bien faire vibrer la fibre patriotique, tout comme le fait de conserver sous pavillon américain le « Big Board ». C. FR.

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