Un monstre qui veut s'ouvrir au monde

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citic a favorisé l'implantation d'actifs chinois dans les pays en développement.Derrière les cinq lettres énigmatiques de Citic se cachent 47 filiales dans le monde, une dizaine d'entreprises cotées sur les Bourses de Hong Kong, Shanghai et Shenzhen, des actifs de 1.700 milliards de yuans (190 milliards d'euros) à la fin 2008 et plus de 90.000 employés. Son résultat d'exploitation s'est élevé à 5,13 milliards de dollars l'an dernier. Conglomérat chinois fondé en 1979, le groupe est totalement public. L'activité du groupe est avant tout financière. Sa plus grande filiale Citic Bank est la 7e plus grande banque de Chine et sa société de courtage Citic Securities est la plus importante du pays. Le groupe a aussi diversifié ses activités dans l'immobilier, les projets d'infrastructure et l'industrie. En 2006, le conglomérat a commencé à restructurer ses activités financières. Cela a débouché sur la privatisation de Citic International Financial Holdings cotée à Hong Kong. Cette filiale est désormais détenue à 29,68 % par l'espagnole BBVA. le pétrole du KazakhstanDans les années à venir le groupe devrait fusionner ses deux banques : Citic Bank et Citic Ka Wah Bank. D'autres cotations de ses filiales sont attendues. Tout en se désengageant, l'Etat restera actionnaire majoritaire. Le but à terme étant de s'internationaliser via ses filiales de Hong Kong. Cette stratégie a été claire dès la création de Citic. Le groupe a été fondé dans le but d'« être une fenêtre de la Chine sur le monde ». Le groupe bénéficie pour cela de sa relation privilégiée avec le gouvernement qui soutient et promeut ses investissements. Il est très actif dans la politique étrangère de la Chine et a favorisé l'implantation d'actifs chinois dans les pays en développement. Ses investissements étrangers couvrent surtout l'accès aux ressources naturelles comme par exemple dans l'exploitation du pétrole au Kazakhstan. Citic a toute une série de joint ventures avec les sociétés étrangères qui lui apportent technologie et savoir faire qui lui manquent surtout dans le domaine de la finance. En contrepartie Citic amène ses clients chinois et son réseau politique. En 2007 Citic Securities prévoyait d'investir 1 milliard de dollars dans feu Bear Stearns. L'alliance avait pour but de projeter la société de courtage - gonflée par ses profits sur la Bourse chinoise - sur la scène internationale. Ce sera chose faite désormais avec la nouvelle joint venture créée avec le Crédit Agricolegricole. Virginie Mangin, à Pék

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