Attali 2 cible la France de 2020

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Vous avez aimé le rapport Attali ?1 et ses 316 mesures pour « libérer » la croissance française. Vous adorerez le rapport Attali 2, dont la commission a été relancée par Nicolas Sarkozy pour plancher sur la sortie de crise. Par rapport au premier rapport, rendu le 23 janvier 2008, avant l'éclatement de la bulle américaine des subprimes, le monde a radicalement changé, mais « le diagnostic et les propositions restent valable », estime Jacques Attali qui publie opportunément en mai un livre sur l'histoire de la dette publique. La commission, qui auditionne Christine Lagarde aujourd'hui, veut aussi voir les dirigeants syndicaux et des partis politiques et pour éviter les malentendus avec la majorité, sera entendue par les commissions des finances et des affaires sociales de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le rapport d'étape prévu pour le 20 mai fera le bilan de la mise en oeuvre du premier rapport et s'appuiera sur un tableau de la France de 2020 « à politique constante » pour aborder « les 20 à 30 choix?» qui se posent à tout gouvernement, quel que soit son orientation politique. Les propositions concrètes viendront ensuite dans le rapport final avant le 14 juillet, accompagné d'un « chemin de mise en oeuvre ». « choc de vérité »L'objectif est triple : provoquer « un choc de vérité » ? «?La France ne peut pas rester pendant dix ans avec une croissance à 1,5 %, un déficit à 8 % du PIB et un chômage à 10 %??» ; un choc de légitimité, notamment en améliorant la justice fiscale?; et offrir une véritable dynamique de croissance en renforçant les PME et la compétitivité.Alors que la crise a ralenti la croissance mondiale et en particulier celle de la zone euro, le rapport Attali 2 veut donc offrir un cadre d'analyse pour les trois présidences à venir. Mais pas question de « pause » dans les réformes. Au contraire, la crise rend plus urgente encore l'action car, comme l'a montré l'exemple grec : plus on tarde à résoudre nos difficultés, notamment budgétaires, plus celles-ci prennent de l'ampleur. « On ne peut pas attendre la prochaine présidentielle. Il faut agir dès le budget 2011 », prévient Jacques Attali. Concernant le bilan du premier rapport, Jacques Attali estime que la moitié environ des préconisations ont été mises en oeuvre, notamment en matière de compétitivité, avec le grand emprunt, la loi LME et la réforme de l'Université. mais que beaucoup reste à faire. L'idée d'un contrat d'évolution pour rendre le marché du travail plus flexible n'a pas été retenue pour l'instant par Nicolas Sarkozy, regrette Jacques Attali. Ph. Ma.

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