Patrick de Carolis veut rassurer les salariés de France TV Publicité

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Morosité et inquiétude : tel est l'état d'esprit des salariés de France Télévisions Publicité (FTP), qui réunit mardi son conseil d'administration. Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, viendra justifier, d'abord devant le conseil de la régie publicitaire puis probablement auprès de l'ensemble des salariés, la suspension du processus d'ouverture du capital de FTP. Le 13 avril, en effet, le conseil d'administration du groupe audiovisuel public a recommandé de suspendre la négociation exclusive pour céder 70 % de sa filiale au consortium Financière Lov (Stéphane Courbit)-Publicis, tant que le maintien - ou non - de la publicité avant 20 heures sur les antennes de France Télévisions n'aura pas été tranché, par le gouvernement et le Parlement. Sans attendre, les représentants des salariés de la régie et son dirigeant Philippe Santini ont été reçus le 3 mai par Patrick de Carolis. Les premiers ont demandé des engagements sur le maintien de l'emploi, sur lesquels les repreneurs avaient dû fournir des assurances, et sur le soutien de France Télévisions au développement industriel et financier de sa filiale. Patrick de Carolis s'est voulu rassurant sur ces deux points. Il va répéter au conseil que la suspension de la négociation n'entraînera pas de restructurations. Et expliquer qu'en cas de maintien de la publicité en journée, l'ouverture du capital de la régie, si elle n'est pas à exclure, deviendra moins urgente, et qu'un désengagement à hauteur de 70 % de France Télévisions ne serait plus justifié. Rencontre avec Lov-PublicisPas sûr que cela suffise à remotiver au sein d'une entreprise dont le sort est incertain depuis l'annonce de la fin de la publicité en janvier 2008. Que vaudront les engagements de Patrick de Carolis, pour son éventuel successeur, qui sera connu dans les prochaines semaines, murmure-t-on ? Maintien de la pub en journée ou pas, les commerciaux de la régie estiment, eux, qu'il y a urgence. Leur constat : l'audience des chaînes publiques se dégrade vite et deviendra de plus en plus difficile à commercialiser. Même si en 2009, la régie a dépassé les prévisions en récoltant 405 millions d'euros, l'érosion de part d'audience sur l'ensemble de la population, subie par toutes les chaînes « historiques » depuis l'arrivée de la TNT, se double, sur France 3 mais aussi France 2 et France 5 d'un vieillissement du public. Pour Pierre Gauthier, secrétaire FO du comité d'entreprise de FTP, faute de s'adosser à une régie commercialisant d'autres médias pour « renouveler le stock de supports à vendre », faute de pouvoir investir et innover pour créer des offres publicitaires liées à la nouvelle consommation de la télévision (vidéo à la demande, télévision de rattrapage, télévision en relief...), FTP est menacée de sclérose, de mort à petit feu. Pour autant, le dossier Lov-Publicis n'est pas définitivement refermé. Depuis le 13 avril, les seuls échanges avec France Télévisions ont eu lieu par l'intermédiaire des avocats respectifs des deux groupes. Mais une rencontre doit se tenir cette semaine, pour amender le contrat de négociations exclusives conclu en février, qui arrivait normalement à échéance au 30 juin. Lov-Publicis serait prêt à prolonger la validité de son offre ferme, sous réserve de la formulation proposée par France Télévisions sur le terme de ce report. nQue vaudront les engagements de Patrick de Carolis pour son éventuel successeur, qui serait connu dans les prochaines semaines ?afpCe lundi déjà, Patrick de Carolis s'est voulu rassurant sur l'emploi et le soutien de France Télévisions au développement industriel et financier de la filiale.

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