Ultime session parlementaire pour les dossiers clés

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Les élections de mi-mandat ont beau s'être soldées par une défaite des démocrates à la Chambre et en partie au Sénat, le parti de Barack Obama a encore la majorité au Congrès -du 15 novembre -, date à laquelle les parlementaires reprennent leurs activités, jusqu'à début 2011. Ensuite, les nouveaux élus prendront leurs fonctions. Qu'ils aient été réélus ou non, pas question, pour ceux qui sont actuellement en poste, de rester oisifs. Ils ont des dossiers clés à examiner lors de ce qu'on appelle la « lame duck session », la session « canard boiteux ». Leurs décisions pourraient même largement influencer la suite des événements à Washington, puisqu'ils se pencheront sur les réductions d'impôts consenties sous l'ère George W. Bush qui arrivent, pour certaines, à échéance le 31 décembre. La plupart des observateurs semblent s'accorder sur leur maintien. Soit, mais pour qui ? La middle class uniquement (les ménages déclarant jusqu'à 250.000 dollars par an), ou tous les bénéficiaires, ce qui inclut également les plus aisés ? Le débat reste ouvert. Une fois un accord trouvé sur ce thème, les parlementaires devront se mettre d'accord sur la durée du maintien de ces cadeaux fiscaux : un an ou plus ? « Nous serions déjà contents avec un an », assure Ryan Ellis, d'Americans for Tax reform, une association qui milite pour la plus faible ponction possible. Décisions crucialesLes décisions prises lors de la « lame duck session » pourraient être cruciales à plus d'un titre. Non seulement elles concernent 150 millions de contribuables, mais en plus, elles stimuleraient la reprise, tout en alourdisssant le déficit budgétaire, au moins dans un premier temps. Autre décision que prendront peut-être les parlementaires avant la fin de l'année : la prolongation du dispositif en vigueur d'allocations chômage jusqu'à une durée maximale de 99 semaines. Ce programme arrive à échéance le 30 novembre, et laisserait sans ressource quelque 2 millions de personnes à partir de début décembre. D'autres dossiers, sur des remboursements santé ou l'impôt sur les successions - ayant tous des impacts budgétaires - devraient aussi être à l'ordre du jour. Enfin, dernier morceau de choix : le budget fédéral. Si le Congrès ne décide d'aucune rallonge - ce que les experts estiment peu probable - le gouvernement arrêtera de fonctionner le 4 décembre, faute de budget. C'est la session suivante qui devra cependant trancher sur les coupes à effectuer pour réduire le déficit. L. J. B.

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