Les banques françaises, parmi d'autres, sont à l'affût des parts de marché libérées

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La mise en vente de pans entiers du système bancaire britannique, représentant notamment 10 % du marché de la banque de détail, ne laissera pas les établissements financiers français indifférents. Ayant moins souffert que d'autres de la crise, ils ont les moyens de saisir les opportunités. Et ont tous réussi à lever des fonds importants sur les marchés ces derniers mois, que ce soit sous forme de dette, de quasi-fonds propres (dette hybride) ou de capitaux (comme BNP Paribas et Société Généralecute; Générale). La crise (et la Commission européenne) étant passées par là, les valorisations devraient être attrayantes. « Avec la crise, la valeur des actifs a baissé partout mais surtout en Grande-Bretagne », constate Éric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, selon qui, « toutes les banques hexagonales sont, à des degrés divers, susceptibles d'être intéressées ». Pour lui, les actifs les plus intéressants seront ceux ? mais ils sont peu nombreux ? qui donnent accès à la City, devenue la première place financière mondiale. En revanche, « les banques françaises n'ont probablement pas intérêt à chercher à acquérir des sociétés de crédit à la consommation car il s'agit de métiers totalement différents de ceux qu'elles connaissent déj࠻, prévient-il.Du côté de BNP Paribas, où les différents métiers permettent de diversifier les risques, et où l'on sait réussir les acquisitions, toute opportunité est regardée, même si officiellement les équipes sont en pleine intégration de Fortis et la priorité au développement des marchés domestiques. La Société Généralecute; Générale, elle, pourrait surtout être intéressée par les activités de banque d'investissement, afin d'asseoir sa situation à la City. En revanche, si Frédéric Oudéa a fait part de sa volonté de mettre l'accent sur la croissance externe, « dans la banque de détail, la priorité peut être de capitaliser sur les zones de présence existantes pour renforcer son réseau et favoriser ainsi les synergies », estime Antoine Oliveau, associé chez Eurogroup. Le Crédit Agricolegricole, de son côté, aurait les moyens de procéder à des acquisitions mais devrait d'abord convaincre son actionnaire, les caisses régionales, de l'opportunité de bouger une nouvelle fois à l'international.Virgin sur les rangsReste que les banques françaises ne seront pas seules à regarder les actifs britanniques. Elles devront notamment compter avec la volonté du patron de Virgin, Richard Branson, de se lancer dans la banque de détail. Virgin Money, qui avait déjà été sur les rangs pour reprendre Northern Rock, vient de déposer une demande pour obtenir une licence bancaire. De son côté, l'espagnole Santander, très présente en Grande-Bretagne, essentiellement dans le crédit immobilier, a indiqué, selon le quotidien ibérique « Expansion », qu'elle « étudiera l'acquisition » de l'activité de services aux PME si elle est en vente. Sophie Rolland

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