Axa relance la vente de ses activités australiennes à AMP

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cite>Axa est plus que jamais concentré sur l'Asie. Pour reprendre la main sur ses activités dans la région, le groupe cherche depuis un an à se libérer de l'emprise des actionnaires minoritaires de sa filiale locale Axa Asia Pacific Holdings (APH) dont le groupe ne détient « que » 54 %. Pour arriver à ses fins, Axa veut racheter les minoritaires d'Axa APH avec un partenaire à qui il revendrait ses filiales australiennes et néo-zélandaises, seule option pour sortir les minoritaires tout en conservant les activités asiatiques. Après deux tentatives infructueuses, l'assureur français a, selon nos informations, repris les négociations avec l'australien AMP. Axa espérait déjà réaliser ce projet avec le spécialiste de la gestion privée en Australie en novembre 2009. A l'époque, l'offre d'AMP avait été refusée par les actionnaires minoritaires d'Axa APH, mais avait été acceptée par l'autorité de la concurrence locale (ACCC). Un point clé puisque « l'antitrust » avait en revanche rejeté l'offre du second candidat, National Australia Bank, pourtant préférée par les minoritaires d'Axa APH. Désormais, NAB a définitivement refermé le dossier et Axa essaye donc de le rouvrir avec AMP. Pour convaincre les minoritaires d'accepter une nouvelle offre d'AMP, deux obstacles sont à surmonter : le prix mais surtout la modalité du paiement. Au départ, AMP proposait de financer son offre de 11 milliards de dollars australiens (6,7 milliards d'euros), à 75 % en actions. Or, la volatilité des marchés expose les actionnaires à une possible dévalorisation des titres AMP, celui-ci ayant déjà perdu 15 % depuis le début de l'année. Pour les séduire, AMP devrait accroître la part de cash dans le paiement. Mais s'il lui est difficile d'y parvenir sans augmentation de capital, l'australien n'aurait surtout pas de raison de surenchérir alors qu'il est, pour le moment, seul, sans autres concurrents. Une autre piste explorée par les négociateurs serait d'offrir des garanties aux actionnaires sur le prix des titres. « Ils peuvent fixer un prix plancher mais ce choix est difficile à accepter pour Axa », note un bon connaisseur de l'assureur, car potentiellement coûteux. « Simplifier la gouvernance » Après un an d'imbroglio, « les minoritaires d'Axa APH doivent prendre une décision car Axa est déterminé dans sa volonté de racheter la totalité de ses activités asiatiques », s'agace un proche du dossier. Pour autant, le groupe français ne se dit pas prêt à conclure à tout prix, ni à poursuivre indéfiniment les négociations. Après deux échecs de rachat des minoritaires d'Axa APH, le premier en 2004, le second cette année, Axa ne veut pas s'exposer à un troisième. « Ils se donnent jusqu'à la fin de l'année pour prendre une décision », affirme un autre spécialiste du dossier. L'objectif affiché reste de « simplifier la gouvernance en Asie », c'est-à-dire de ne plus être soumis à l'accord des administrateurs indépendants représentant les actionnaires minoritaires de sa filiale, pour toute opération en Asie. Mais si le projet avec AMP n'aboutit pas, « Axa peut continuer à fonctionner avec Axa APH comme il l'a fait depuis quinze ans. L'accord signé la semaine dernière en Chine avec la banque ICBC le prouve », rassure-t-on en interne. En effet, la participation de l'assureur dans la co-entreprise d'origine était à parité entre Axa et sa filiale asiatique Axa APH, qui l'a suivi dans son projet.

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