SG veut mobiliser ses guichetiers

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Si Axa l'a fait dès 2005, c'est une première dans le monde bancaire. Pour mobiliser tous ses salariés sur la transformation en profondeur engagée début 2010, la direction de la Société Généralecute; Générale a décidé d'octroyer, à chacun de ses 161.000 employés dans le monde, 40 actions gratuites. Dont 16 actions, à la condition que le retour sur capitaux propres soit, en 2012, au moins égal à 10 %. Ce qui devrait être facilement atteint, alors que le plan vise un objectif de 14 %. Auxquelles seront ajoutées 24 actions à la condition que, dans ses différents métiers, on observe entre 2010 et 2013, une progression dûment mesurée par des sociétés indépendantes, de « la satisfaction des clients ». « Les objectifs seront conçus pour que chacun puisse les atteindre », assure la DRH de la banque, Anne Marion-Bouchacourt. Pour couper court aux critiques contre les rémunération individuelle, chaque salarié du groupe, « quels que soient son métier, sa fonction et le lieu de son activité » se verra donc traité dans une parfaite égalité. Alors, geste fédérateur susceptible de se concilier les guichetiers sur le terrain, lesquels furent très ébranlés par les affaires de stock options et les mésaventures de la banque dans son pôle de BFI ? « L'opération a été calibrée pour eux », affirme encore la DRH. Ou ne s'agit-il que d'un gadget de la politique sociale, de surcroit complexe à gérer, et visant à faire oublier la faiblesse des augmentations générales de salaires depuis trois ans comme les restructurations en cours dans le réseau, comme l'affirment la CFDT et FO ? Au cours actuel de l'action, ces attributions représentent un peu plus de 1.700 euros par salarié. Et peut-être beaucoup plus, si l'action SG, aujourd'hui à un quart de sa valeur d'avant la crise, regagne une partie du chemin perdu, grâce au redressement actuel des résultats. Pour le guichetier de Madagascar ou de Moscou, c'est donc Noël assuré. Mais pour celui de Paris ou de Marseille, ce cadeau, qui ne pourra être perçu que dans quatre voire cinq ans, sera probablement très inférieur à l'intéressement et à la participation perçus chaque année, et qui s'élevaient encore pour ses 40.000 salariés en France, à 115 millions d'euros. Au cours actuel, ces attributions représentent plus de 1.700 euros par salarié.

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