La croissance s'annonce bonne cette année aux Etats-Unis

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Dès la fin de l'an dernier, les économistes ont relevé leurs prévisions de croissance pour 2011. Elles vont désormais de 3 à 4%, voire un peu plus. La raison ? Principalement le fait que le Congrès a maintenu pour deux ans le dispositif de réductions d'impôts instauré sous l'ère George W. Bush, assorti d'avantages supplémentaires pour les entreprises, les salariés et les chômeurs. Au total, ce sont quelque 858 milliards de dollars qui seront ainsi injectés dans l'économie. De quoi engendrer une hausse de la consommation. D'autant que la confiance des consommateurs s'est déjà améliorée, comme en témoigne la frénésie d'achats constatée en fin d'année dernière. Elle pourrait stimuler l'investissement des entreprises. Les grandes firmes sont en effet pour l'instant assises sur une montagne de liquidités (près de 2000 milliards de dollars à fin septembre 2010, du jamais vu depuis...51 ans) et qui ne demande qu'à être utlisées, pour acheter de l'équipement - ce que les entreprises commencent déjà à faire, afin d'accélérer les gains de productivité. Demain, elles pourraient investir dans l'humain. Autre élément en faveur d'une consommation accrue : les finances des ménages. Ceux-ci n'ont cessé, ces derniers mois, de se désendetter. Ainsi, alors qu'avant la récession, les ménages mobilisaient 14% de leurs revenus disponibles pour le service de leur dette, ce ratio est tombé à 11,9 % au troisième trimestre 2010, son plus bas niveau depuis 1999. L'argent ainsi libéré pourrait servir à « se faire plaisir », ce que certains Américains hésitent encore à faire. Mais ce cercle vertueux ? seulement en passe de se mettre en place ? pourrait toutefois être brisé. Cela pourrait être notamment le cas si les créations d'emplois sont trop faibles pour retirer un nombre significatif de demandeurs d'emplois des listes et faire reculer le taux de chômage actuellement de 9,8 %.10 millions de saisiesEt si les prix, sur le marché de l'immobilier, ne trouvent pas leur plancher. Ils n'ont cessé de baisser à mesure que la bulle se vidait, tel un abcès. Selon les calculs de Mark Zandi, chef économiste de Moody's Analytics, ils pouraient perdre encore 5 % dans les mois qui viennent. D'autres sont plus pessimistes. Les saisies immobilières, suspendues fin 2010 en raison d'erreurs répétées sur les dossiers, devraient reprendre et atteindre un total de 10 millions en 2011 et 2012. De quoi plomber le moral des ménages, qui jaugent leur richesse en partie à l'aune de la valeur de leurs actifs immobiliers. Enfin, les experts s'interrogent sur une remontée des prix de l'essence à la pompe, de nature, là aussi, à plomber le moral et le budget des Américains. L.J.B.

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