Le Vietnam veut étoffer la liquidité sur son marché boursier

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Le Vietnam a commencé l'année avec une bonne résolution au moins, celle de réveiller son marché boursier. Dès la fin de la semaine dernière, les autorités de régulation ont annoncé une série de mesures en vue d'accroître le flux de liquidité en direction des actions, et d'étoffer le volume des transactions. Au menu : la fermeture, d'ici le 30 mars prochain, d'une vingtaine de marchés dédiés au négoce de l'or. Ou encore, la réduction du temps obligatoire de détention des titres par les investisseurs avant leur cession. Celui-ci sera ramené de trois à deux jours. Enfin, le régulateur réfléchit également à leur donner la possibilité de vendre et d'acheter au cours d'une même session d'échanges, même si, sur ce point, aucune échéance n'est encore fixée. Quoi qu'il en soit « les investisseurs pourront échanger leurs titres à un rythme plus rapide », indique Le Van Minh, un des directeurs d'Agribank Securities, « c'est une très bonne nouvelle pour eux ». S'agissant de la fermeture des marchés de l'or, elle est également jugée « raisonnable » par certains experts, sachant que « ces marchés évoluent sans réglementation, et ce, toujours au détriment des investisseurs ». L'effet de ces annonces ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Dès lundi, la Bourse d'Hô Chi Minh-Ville a enregistré une envolée de 4,5 %, la plus forte en l'espace de cinq mois. autorités inquiètesAvec, en guise de soutien, un grand nombre de financières comme Joint Stock Bank for Foreign Trade of Vietnam, la plus grande banque du pays (+ 4,9 %) ou encore le broker Agribank Securities (+ 5 %). Cette intervention gouvernementale sur ce marché ? à l'instar du marché chinois, il reste contrôlé par l'État ? révèle l'inquiétude des autorités notamment face à l'impact du risque inflationniste (+ 6,5 % en décembre). L'indice local, s'il a terminé l'année sur l'une de ses meilleures performances depuis 2006 (+ 57 %), s'est retourné de 20 % sur le seul dernier trimestre, par rapport à son plus-haut du 22 octobre. Une chute essentiellement provoquée par l'évocation d'un prochain resserrement monétaire par la banque centrale. « Cette année, le pays aura encore à surmonter des difficultés, le déficit commercial, les risques inflationnistes et la baisse de la croissance du crédit », reconnaît Vu Bang, le président de la Commission en charge des valeurs boursières, sachant que son rythme devrait être ramené de 37,7 % en 2009 à 25 % cette année. Néanmoins, poursuit-il, « l'objectif d'une croissance de 6,5 % paraît réaliste dans le contexte de reprise international, et cet élément devrait contribuer à soutenir les actions ». M. B.

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