Prooftag va booster son code à bulles à l'export

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Les petits casse-têtes font parfois les grandes idées. En témoigne le développement de la société Prooftag, qui vient de lever 8 millions d'euros pour accélérer le lancement à l'international de son produit phare : le code à bulles. « À l'origine, le code à bulles est né d'un défaut que nous cherchions à combattre, à savoir, la formation de bulles dans les polymères pour l'électronique, explique Francis Bourrières, fondateur de Prooftag, société basée à Montauban (Tarn-et-Garonne). Après plusieurs années de recherche infructueuses, nous avons changé de positionnement. Et nous avons créé un code à bulles infalsifiable et toujours unique. » Chaque code généré possède en effet sa propre disposition de bulles emprisonnées de façon aléatoire dans le polymère : impossible d'en reproduire deux à l'identique, même si on le souhaite.Dix ans plus tard, ce même code à bulles compte une cinquantaine de références : des bouteilles de grands vins aux documents administratifs en passant par les certificats d'authenticité de montres de luxe. L'été dernier, l'entreprise a été sollicitée pour sécuriser les procès-verbaux des élections présidentielles de Guinée. « Des fraudes ont justement pu être constatées grâce aux codes à bulles, souligne Francis Bourrières. Cela a posé les problèmes que l'on sait, mais cela a aussi permis de rendre cette élection crédible. »Un déshabillage en règleTout récemment, Prooftag a également été qualifiée par les autorités chinoises pour les aider dans leur lutte contre la contrefaçon. Ironique ? « L'administration chinoise met tout en oeuvre pour se défaire de ce problème, affirme très sérieusement Francis Bourrières. Nous avons subi un déshabillage en règle, mais au final, c'est la première fois qu'un pays qualifie notre code à bulles. » La récente levée de fonds, à hauteur de 8 millions d'euros, vient en renfort d'un premier tour de table de 4 millions d'euros réalisé auprès d'investisseurs privés en 2007. L'opération a été menée par le cabinet Pramex International du groupe bancaire BPCE. « Nous y voyons une technologie de rupture, avec une longueur d'avance extraordinaire sur la concurrence », explique, séduit, Alexis Hermann, directeur de Natixis Pramex. Ce tour de table va permettre de parfaire l'outil industriel, et d'en accélérer les capacités, de quelques centaines de milliers de pièces à plusieurs millions. De quoi booster le chiffre d'affaires de la PME (1 million d'euros pour 2010), et diffuser ses petits codes à bulles partout sur les cinq continents.Martin Venzal, à Toulouse

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