LVMH relève la tête au quatrième trimestre

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cite>LVMH ne sort pas encore ses trompettes, mais il a déjà de quoi sabrer une petite bouteille de Moët & Chandon. Comme pour ses confrères du luxe, Swatch ou Richemont, ses ventes de Noël ont été meilleures que prévu. « Les classes moyennes ont envie de consommer et sont chaque jour plus nombreuses à pouvoir accéder au luxe », se réjouit auprès de « La Tribune » le patron de Louis Vuitton, Yves Carcelle. Ainsi, pour la première fois depuis le troisième trimestre 2008, les ventes du groupe sont de nouveau en croissance, de 1 % au quatrième trimestre 2009. Toutes les branches, même les montres (+ 5 %), sont repassées dans le vert, à l'exception des vins et spiritueux (? 6 %), encore marqués par une fin d'année médiocre dans le champagne. Sur l'ensemble de 2009, la baisse des ventes s'est ralentie, passant de 7 % à 0,6 % d'un semestre à l'autre, pour finir l'année sur un recul de 4 % à taux de change constants (? 1 % en publié, à 17 milliards d'euros). Le résultat opérationnel courant, à 3,35 milliards, en repli de 8 %, a même surpris les analystes qui misaient sur une baisse de 10 %. « Toutes nos grandes marques, comme Vuitton, Hennessy ou Sephora, ont progressé plus vite que leurs marchés », assure un porte-parole. Grâce à des mesures d'économies, LVMH a limité à 1 point la baisse de sa marge opérationnelle globale qui ressort à 20 %. Il a ouvert deux fois moins de magasins ? Sephora (80) ou Louis Vuitton (6) ? qu'en 2008. La restructuration du pôle montres, la fusion des fonctions support (informatique, finance, etc.) dans le champagne ou la limitation des voyages ont joué aussi. Au total, les coûts opérationnels ont diminué de 2 %. l'europe résisteDu coup, le groupe a amélioré son cash-flow disponible de 66 % (à 874 millions) et fait passer son endettement de 28 % à 20 % des fonds propres. De quoi faire de nouvelles emplettes quand l'occasion se présentera. En tout cas, la branche spiritueux, que l'on disait acquise à Diageo, n'est pas à vendre, malgré une marge opérationnelle passée de près de 35 % les années précédentes à 25 % en 2009. Par zone, l'Asie, emportée par la Chine, mais aussi la Corée, l'Inde, le Vietnam et l'Indonésie, a le plus progressé. L'Europe, en légère décroissance, a bien résisté. Aux États-Unis et en Russie, l'année, qui avait très mal démarré, finit sur une note plus positive. Pourtant les grands pontes du groupe, prudents, ne se risquent à aucun pronostic pour 2010. Ce qui n'empêchera pas LVMH d'augmenter son dividende de 3 %, à 1,65 euro. n

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