À l'affiche

Olivier Marchal (« 36, quai des Orfèvres ») avait prévenu : « l'Élite de Brooklyn » d'Antoine Fuqua serait à surveiller de près. Et il avait raison. Car ce polar, certes un brin longuet, sort des sentiers balisés du genre pour raconter le malaise de la police à travers l'histoire de trois flics. Le premier (Richard Gere) s'apprête à prendre sa retraite et essaie d'éviter les histoires. Le deuxième (Don Cheadle), infiltré au sein d'un gang de dealers, rêve de retrouver sa vie d'avant. Quand le troisième (Ethan Hawke) est prêt à tout pour trouver l'argent nécessaire à l'achat d'une nouvelle maison. Racisme, lassitude, corruption, solidarité... Fuqua embrasse tous ces thèmes avec force dans une ambiance d'apocalypse, et livre une oeuvre des plus sombres. Y. Y.Yousry Nasrallah redonne du lustre au septième art égyptien, jadis florissant, aujourd'hui encore cinéma dominant du monde arabe. Dans sa ligne de mire, les « Femmes du Caire », ici interviewées par une journaliste télé obligée d'abandonner l'interview politique pour le débat de société afin de ne pas nuire à la carrière de son mari. Sujets tabous, dialogues crus, le réalisateur regarde son pays en face et signe un film parfois surjoué, mais néanmoins captivant. Y. Y.Vive Michel Aumont ! Il est bien le seul à donner un semblant d'intérêt à cette comédie tête à claques surfant sur le succès de la série des « OSS 117 » en collant à Catherine Frot (photo) le rôle d'une apprentie espionne dans l'Angleterre des années 1960. Mais la comédienne en fait des tonnes au point de se rendre insupportable. Et qu'on ne compte pas sur le scénario tiré par les cheveux pour rattraper l'ensemble. Y. Y. Manille, aux Philippines, pendant la saison des pluies. Un jeune homme meurt d'un coup de couteau pour son téléphone portable. L'agresseur est jeté en prison en attente de son procès. Les grand-mères de ces deux jeunes gens vont se dépenser sans compter. L'une pour offrir des funérailles décentes à son petit-fils. L'autre pour le tirer de sa prison. Malgré ses longueurs, « Lola », du prolifique réalisateur Brillante Mendoza, offre un regard réaliste et émouvant sur la société philippine, notamment grâce au jeu époustouflant de ses deux actrices principales. C. F.

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