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Après une année 2009 de l'extrême, d'abord marquée par la crainte d'un flash-back de la Grande Dépression puis nourrie par l'espoir d'un retour rapide à la croissance, Wall Street serait-elle revenue à la raison ? Les attentes en matière de performance sont en tout cas redevenues plus sages. Après le rebond de 23,45 % observé l'an passé, l'indice S&P 500 devrait progresser de 9,85 % en 2010. Selon le sondage Bloomberg réalisé auprès de grandes banques internationales, l'attente moyenne se situe à 1.225 points. Depuis 1980, Wall Street n'a enregistré que sept performances annuelles inférieures à 10 % sur 23 millésimes positifs. Sa hausse médiane depuis 1927 est de 9,1 %, selon Bloomberg.Reste à savoir si cette attente moyenne n'est pas déjà trop optimiste. Lors des précédentes récessions en remontant jusque dans les années 1960, le rendement moyen de la Bourse lors de la première année pleine suivant la sortie de la récession n'aurait été que de 0,97 %. Pour Tobias Levkovich, stratégiste chez Citigroup, la différence pourrait bien venir des résultats des sociétés. Lors des précédentes sorties de récession, les bénéfices des entreprises du S&P 500 ont progressé en moyenne de 11,9 %. Aujourd'hui, Wall Street attend un rebond de 24,9 % en 2010 (18,6 % hors secteur financier) après une érosion de 12,1 % en 2009 !Citigroup ne va pas jusque-là. Pour ses analystes, le rebond des résultats devrait être plus proche des 16 %. Mais si Wall Street devrait effectivement connaître une nouvelle année positive, les gains à attendre pourraient être limités alors que la Réserve fédérale devrait entamer la normalisation de sa politique monétaire et que les baisses d'impôt accordées sous l'administration Bush devraient arriver à échéance en 2011. Tobias Levkovich envisage le S&P 500 à 1.175 points en fin d'année (soit 5,3 % de hausse). Ce qui n'empêchera pas une ascension vers les 1.250 points durant le premier trimestre, avant que la Réserve fédérale n'entame la normalisation de sa politique. Pour Barclays, le scénario pourrait être inverse. Le marché pourrait corriger en première moitié d'année, à l'image de 2004, dans l'anticipation d'une politique monétaire moins accommodante. Barclays affiche l'objectif le plus faible du sondage Bloomberg, à 1.120 points en fin d'année avec une cible intermédiaire à 990 points. En attendant, Wall Street hésitait mardi à l'ouverture après une déception sur les reventes de logements (? 16 % en novembre). À 1.135 points, le S&P 500 est revenu à ses niveaux de début octobre 2008.

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