Après la Chine, Eurogerm s'implante aux États-Unis

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C'est sa huitième filiale à l'étranger. Eurogerm, après la Chine en 2010, accélère son développement à l'international avec Eurogerm USA, dont les statuts ont été déposés au printemps et dont les bureaux, à Boston, sont désormais opérationnels. L'objectif : conquérir des parts de marché sur l'ensemble du continent nord-américain. Le leader français des ingrédients et des auxiliaires technologiques pour l'industrie agroalimentaire (blé, farine, pain), qui aura réalisé en 2010 plus de 52 millions d'euros de chiffre d'affaires, s'attaque à un marché prometteur, estimé à environ un milliard de dollars (750 millions euros). Eurogerm espère y réaliser dans les cinq ans un chiffre d'affaires de dix millions de dollars (7,5 millions d'euros). La PME, qui compte 175 salariés à Saint-Apollinaire (Côte-d'Or), opère cette nouvelle implantation avec le concours du groupe Nisshin Seifun, actionnaire d'Eurogerm à hauteur de 15 %, déjà présent pour sa part aux États-Unis à travers OYC.Deux ans auront été nécessaires pour concrétiser cette nouvelle implantation. « Fidèle à son modèle de développement à l'international, Eurogerm USA a signé un accord avec un partenaire industriel local, ce qui lui permet déjà d'offrir une production locale et d'assurer un délai de livraison réduit », indique Jean-Philippe Girard. Le PDG et fondateur en 1989 d'Eurogerm mise sur le savoir-faire de la société dans deux grands domaines : le croustillant du pain à la française ; les qualités nutritionnelles des solutions Eurogerm.Valeur ajoutéeLa PME a notamment développé une gamme de mixes et de prémixes, pour la meunerie et la boulangerie industrielle, baptisée Altosel, dont la teneur en sel est fortement réduite, sans que cela altère les qualités organoleptiques du produit final. « Trois équipes de recherche travaillent actuellement à réduire les quantités de sel, de sucre et de matières grasses, dans les produits de panification », précise Jean-Philippe Girard qui pense avoir sur ces trois points une vraie valeur ajoutée, propre à conquérir des parts de marché aux États-Unis et au Canada.Eurogerm, cotée depuis 2007 à la bourse de Paris, a réalisé sur son dernier exercice 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et dégagé 2,3 millions d'euros de bénéfices. « En France, Eurogerm affiche une bonne résistance, malgré la crise, explique le PDG. À l'étranger, la situation est plus compliquée, avec l'apparition de comportements nouveaux et d'une vraie guerre économique. » Déficitaire en 2009, la filiale d'Eurogerm en Espagne a cependant renoué en 2010 avec la croissance. Ce qui n'empêche pas Jean-Philippe Girard de préparer, pour son plan de développement (« cap 2015 »), un programme « d'inno-compétitivité », comme il le qualifie. « Aujourd'hui, précise-t-il, sur un marché de plus en plus concurrentiel, il est nécessaire d'innover. Mais il faut innover, désormais, en matière de prix en même temps qu'en matière d'offre et de services. On voit qu'il existe des seuils de prix psychologiques pour les ingrédients, pour une vitamine ou pour une fibre, que les clients ne dépasseront jamais. »

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