Le rêve envolé des « emplois verts » d'Obama

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L'objectif de créer 5 millions d'emplois verts au cours des dix prochaines années aux États-Unis n'est plus qu'une lointaine promesse de campagne pour Barack Obama. Deux ans après son arrivée à la Maison-Blanche, le président américain doit nettement revoir ses ambitions, faute de moyens financiers et d'appuis politiques suffisants. Car sur les 150 milliards de dollars d'investissement nécessaires pour atteindre cet objectif, à peine 2,3 milliards ont été dépensés, une portion dérisoire des 787 milliards de dollars du plan de relance. Ces crédits d'impôts ont par ailleurs créé une vive polémique, car ils ont profité majoritairement à des entreprises produisant hors des États-Unis. Leur impact sur l'économie et sur l'emploi américain aurait ainsi été limité. L'Association américaine de l'énergie éolienne (AWEA) estime cependant qu'ils ont permis de sauver plusieurs dizaines de milliers de postes menacés par la récession.Après la victoire républicaine lors des élections de mi-mandat en novembre dernier, il y a fort à parier qu'aucune nouvelle initiative du même genre ne verra le jour au cours des deux prochaines années. Et l'espoir de voir adopter le projet de loi climat-énergie semble réduit à néant. Selon les démocrates, la dernière version du texte ? déjà édulcorée par rapport au projet initial ? aurait permis de créer 700.000 emplois verts. Des chiffres contestés par leurs adversaires politiques et par plusieurs lobbies industriels.Pour autant, Barack Obama ne baisse pas les bras : samedi dernier, il a encore plaidé pour une transition vers des énergies plus propres en se fixant comme but une réduction d'un tiers des importations de pétrole brut d'ici à 2025. « Nous allons lancer de nouveaux produits et de nouveaux services dans tout le pays en puisant dans la plus importante de nos énergies renouvelables : notre ingéniosité, a-t-il promis. « C'est comme cela que nous laisserons à nos enfants une Amérique plus sûre et plus prospère. » Dans son entourage, on n'évoque plus que quelques dizaines de milliers de créations d'emplois. Jérôme Marin, à New York

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