Faure Equipements gagne des parts de marché en Chine

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Un filtre-presse de 30 tonnes mis au point par Faure Equipements, entreprise installée à Limoges (Haute-Vienne) depuis 1868, a été expédié vers la Chine début février. Il devrait arriver ces jours-ci, soit deux mois après, à la société Hadan Steel, une aciérie située à 150 km de Pékin. Leader français de la déshydratation mécanique des boues de stations d'épuration urbaines et industrielles, cette PME (32 salariés) est le numéro un français du secteur depuis dix ans. Cette commande est la cinquième passée depuis la Chine et la troisième de cette aciérie qui s'équipe d'une nouvelle station d'épuration. Ce marché a été passé par la société Dégremont. « Cette machine vaut 400.000 euros, précise Laurent Le Bozec, directeur général de Faure Equipements. Depuis cinq ans, 80 % des machines que nous livrons sont automatiques, elles travaillent sans opérateur 24h/24 et nécessitent peu de place et d'entretien. La simplicité de ce modèle, sa fiabilité, sa robustesse et sa longévité (entre 25 à 30 ans) en font le meilleur du marché ». L'automatisation a permis à Faure Equipements de proposer des filtres-presse qui ont une longueur d'avance sur ses concurrents français et internationaux, ce qui lui ouvre les frontières. « Notre avance technologique ainsi que notre réputation de qualité et de savoir-faire nous permettent de remporter des marchés en France et à l'étranger, sans que le prix soit le seul élément de décision pour nos clients », souligne le dirigeant. La clientèle se décline dans tous les secteurs industriels du traitement de l'eau avec des références comme Stéreau Séché, Véolia OTV, Vinci, Degrémont, Legrand, Airbus, etc. Soixante-dix machines sont écoulées par an dont vingt à plus de 100.000 euros pièce. Création d'un labo de R&DL'export se concentre hors Europe où le protectionnisme freine son développement, notamment en Russie, Bulgarie, Croatie et au Maghreb. Une commande de 1,2 million d'euros est aussi en cours pour rénover des stations d'épuration sur l'île de La Réunion.Depuis quatre ans l'entreprise s'est dotée d'un laboratoire de R&D pour ses activités de filtration et broyage. Un docteur en traitement des eaux a été recruté et des partenariats conclus avec plusieurs universités, dont celles Limoges, et des laboratoires. Une machine intelligente, à l'étude, sortira dans un an après validation sur un site industriel. L'entreprise a réalisé, en 2010, un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros dont 20 % à l'export.Corinne Mérigaud, à Limoge

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