PS et UMP tiraillés sur les réformes institutionnelles

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à chacun son sujet qui fâche. A l'UMP, c'est la cacophonie sur le mode de scrutin aux prochaines élections. Au PS, l'interdiction du cumul des mandats déchaine les passions. Pas certain que les deux sujets interressent davantage les Français que la réforme des retraites...Hier soir en tout cas, le bureau politique de l'UMP devait finalement se prononcer en faveur de l'élection des futurs conseillers territoriaux au scrutin majoritaire uninominal sans possibilité de triangulaires au second tour. Le Parlement devrait débattre de cette question à compter du 25 mai. Initialement, l'Elysée souhaitait pourtant que les successeurs des conseillers généraux et régionaux soient élus dès 2014 au scrutin à un tour, dans le but à peine dissimulé de favoriser l'UMP au détriment de la gauche qui se présente toujours désunie au premier tour. Mais la grogne conjuguée des élus UMP de terrain et de certains leaders comme Jean-François Copé a contraint l'Elysée à accepter une solution de compromis : seuls les deux candidats arrivés en tête pourront concourir. Seul Edouard Balladur, qui avait présidé en 2009 le comité sur la réforme territoriale, a rappelé, hier, sa préférence pour la proportionnelle intégrale. supprimer les triangulairesEn revanche, la supression des triangulaires pour les législatives reste une épine dans le pied de l'UMP. Mardi, lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée, Copé a rappelé que la majorité des parlementaires étaient favorables à la suppression des triangulaires pour toutes les élections, donc les législatives. Immédiatement, François Fillon est intervenu pour émettre des réserves sur une modification du mode de scrutin à deux ans des législatives. « Les élections ne se gagnent pas avec des modes de scrutin », a-t-il averti...Au PS, la cacophonie est au moins aussi forte à propos du non-cumul des mandats. Dans « Le Monde » daté de mercredi, Jack Lang dénonçait le cumul qui aboutit « à une république de notables » et réclamait l'application du non-cumul par les socialistes dès 2011. A peine s'était-il exprimé que Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat, estimait que le non-cumul pouvait « coûter une victoire de la gauche au Sénat ». Favorable au non-cumul, Martine Aubry devrait s'expliquer sur ses intentions le 25 mai devant les sénateurs PS. Les militants socialistes sont, eux, appelés à se prononcer le 3 juillet.

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