Accusé de fraudes, Sanofi veut soigner son image en Algérie

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Sanofi cherche à améliorer son image en Algérie, après sa condamnation pour surfacturations de médicaments. Le groupe pharmaceutique français a lancé il y a quelques jours une vaste campagne de publicité dans les médias publics pour vanter ses médicaments, ses vaccins et son apport à l’économie et à l’emploi en Algérie. La publicité passe en boucle dans les radios et la télévision publique. Sanofi a même programmé un voyage de presse pour les journalistes locaux pour une visite guidée de son usine basée à Francfort en Allemagne. Le voyage est prévu fin septembre. L’Algérie qui a importé pour trois milliards de dollars de médicaments en 2011 est un marché important pour Sanofi qui y détient 12% de parts avec un chiffre d’affaires de 210 millions d’euros en 2011. Premier groupe privé sur le marché algérien du médicament, Sanofi a annoncé un investissement de 80 millions d’euros dans une nouvelle usine de médicaments à Sidi Abdellah à l’ouest d’Alger.20 millions d\'amendeLe géant français du médicament veut donc soigner son image en Algérie, après les accusations de fraude portées contre lui par les Douanes locales. Le 24 juin dernier, Sanofi Algérie avait été condamné en appel par la Cour d’Alger a une amende de 20 millions d’euros et son directeur général Thierry Lefebvre à une année de prison avec sursis. Le même jour, le groupe pharmaceutique annonçait l’introduction un pourvoi en cassation pour que « toute la lumière soit faite sur ce dossier pour lequel nous estimons avoir toujours travaillé dans le respect le plus strict des lois algériennes ».Depuis plusieurs mois, le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès accuse les laboratoires étrangers et algériens, dont Sanofi Algérie, de surfacturer les médicaments et les matières premières importées.Des accusations qui ont terni l’image du géant français, le premier des laboratoires incriminés à être condamné par la justice algérienne pour surfacturations. Dans un contexte local marqué par le durcissement des conditions de transfert de devises vers l’étranger et la baisse du prix du pétrole dont les exportations représentent 98% de recettes en devises du pays. La surfacturation des matières première des médicaments a été estimée, en 2012, à 153 millions de dollars contre 94 millions de dollars en 2011, selon M. Ould Abbès. 

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