Mieux gérer les risques médicaux avant un départ à l'étranger

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Expatriation, détachement, missions courtes, etc., les entreprises ont un devoir de protection envers leurs collaborateurs partant à l'étranger, que leur séjour soit de courte ou de longue durée. Elles sont par exemple tenues de veiller avant tout départ à leur bonne information et formation sur les risques médicaux locaux. Pour les aider, International SOS, leader mondial des services d'assistance médicale et de sécurité pour les entreprises, vient de publier une nouvelle cartographie des risques médicaux dans le monde. « Avoir des collaborateurs mieux informés et mieux formés est une préoccupation de plus en plus grande, souligne le docteur Philippe Biberson, directeur médical CEMA (Europe Continentale, Maghreb, Afrique) chez International SOS. Cette nouvelle cartographie n'est pas là pour effrayer les salariés, mais pour leur permettre de voyager dans de meilleures conditions. »Bilan de santé avant de partirLa classification distingue quatre niveaux de risque : extrême, élevé, modéré et faible. Les zones à risque élevé sont typiquement des pays en développement, ayant un système de santé faible ou dégradé et où sévissent des maladies infectieuses. Parmi les territoires classés dans cette catégorie, se trouvent la Bolivie, l'Iran, l'Inde et la Chine. « En Inde, il existe un contraste entre les grandes villes modernes qui disposent de structures privées de qualité et les petites villes qui ont des structures publiques très médiocres », relève Philippe Biberson. Viennent ensuite les pays à risque modéré (Brésil, Argentine, Afrique du Sud, etc.) et les pays à faible risque (Canada, Etats-Unis, France...). Le plus souvent, les salariés en partance pour l'étranger classent les maladies infectieuses et parasitaires comme premier risque. En réalité, celles-ci sont précédées par les risques traumatologiques et cardio-vasculaires. « Pour un employeur, la prévention passe par la détection grâce à des bilans de santé, avant le départ en expatriation, des éventuels problèmes médicaux pouvant ensuite décompenser, en particulier cardio-vasculaires », indique le docteur Arnaud Derossi, directeur médical régional EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) assistance et aviation chez International SOS. Avant tout, un employeur doit inciter ses salariés à s'informer. Il peut aussi leur prévoir une formation pour un bon suivi des programmes de vaccination, mais également afin qu'ils sachent se comporter dans tel ou tel pays. Dans une zone touchée par le paludisme par exemple, un salarié doit s'informer et savoir utiliser les médicaments prophylaxiques qui lui sont prescrits, ainsi que les répulsifs contre les moustiques. « Il est recommandé d'éviter de sortir le soir avec des manches courtes dans les zones rurales », insiste Arnaud Derossi. Sans oublier les questions d'hygiène alimentaire et domestique. Au total, un salarié doit pouvoir partir en connaissance de cause dans un pays. Reste qu'il est parfois difficile de convaincre un collaborateur d'aller à l'étranger (par exemple en Chine) en sachant qu'il n'aura pas le même système de garanties de soin que dans son pays d'origine en Europe occidentale. « De temps en temps, il y a de sévères déconvenues pour un employeur à ce niveau-l࠻, conclut Philippe Biberson.Frédéric Hasting

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