AIA fait l'inventaire de ses risques
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À moins d'un mois de son introduction à la Bourse de Hong Kong, AIA, la filiale asiatique d'assurance-vie du groupe américain AIG lance une série d'avertissements. L'assureur rappelle que cette cotation a été envisagée après l'échec de l'offre de rachat lancée par le britannique Prudential. Celui-ci avait initialement proposé 35,5 milliards de dollars (25,9 milliards d'euros) avant de ramener son offre à 30,4 milliards. AIG miserait dorénavant sur une valorisation d'AIA comprise entre 28,5 et 30,4 milliards de dollars compte tenu d'un prix par action allant de 18,38 à 19,69 dollars de Hong Kong (1,73 à 1,85 euro) et prévoirait de placer environ 49 % du capital sur le marché. Le prix définitif pourrait être précisé très prochainement. Les quelque 15 à 17 milliards de dollars qu'AIG espère lever, doivent lui servir à rembourser une partie des 182 milliards d'aide de l'Etat américain qui a sauvé le groupe de la faillite en 2008. Un plan convenu en fin de semaine dernière avec le Trésor et la banque fédérale de New-York prévoit un remboursement dans les 18 mois. Effet Prudential«L'échec de la transaction avec Prudential a eu un effet négatif et devrait continuer d'affecter le recrutement et les nouvelles activités de nos agents», avertit AIA dans le document préliminaire à son introduction en Bourse. Il précise qu'il ne versera pas de dividende en 2011. Ces avertissements ajoutés à une valorisation qui - bien qu'en baisse de 18 % par rapport à l'objectif initial - est jugée élevée par certains analystes, pourraient rendre les investisseurs réticents. AIA apparaît valorisée 1,2 à 1,3 fois sa valeur intrinsèque (« embedded value ») c'est-à-dire la valeur actualisée des profits futurs dégagés par les contrats d'assurance. Par comparaison, les assureurs européens cotent entre 0,8 et 1,2 fois leur valeur intrinsèque et le numéro 1 chinois China Life Insurance 2,4 fois. Mais d'autres assureurs chinois comme Dai-Chi Life et Samsung Life se traitent 0.37 et 1,1 fois leur valeur intrinsèque pour 2010. Or, certains analystes observent que la Chine ne représente qu'une petite partie des activités d'AIA. Pour Mark Tucker, ancien directeur général de Prudential devenu patron d'AIA cet été, le défi est de convaincre les investisseurs que le titre présente un fort potentiel de croissance. Le fonds d'investissement du Koweit KIA aurait d'ores et déjà accepté d'investir 1 milliard de dollars. S. So.
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