Capgemini révise ses objectifs à la baisse
La Tribune
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ervices informatiquesCagemini accuse le coup. Le numéro un français du service informatique, dont l'activité n'était qu'en légère baisse au premier semestre, a vu son chiffre d'affaires s'affaisser de 9 % sur le troisième trimestre, à 1,94 milliard d'euros. Le groupe, qui tablait auparavant sur un recul de ses ventes compris entre 4 % et 6 % sur l'ensemble du second semestre, a révisé en baisse cet objectif, prévoyant désormais une contraction de 9 % de son activité. Cette annonce a entraîné un recul de 4,68 % en Bourse, à 30,97 euros.Ce sont logiquement les métiers les plus cycliques du groupe, le conseil et l'assistance technique de proximité, qui ont le plus souffert au troisième trimestre, avec des contractions de chiffre d'affaires de 17 % et 14 %. Ces projets, souvent d'assez petite taille, peuvent être rapidement interrompus ou gelés par les clients. Au contraire, l'infogérance (la gestion de pans entiers des systèmes d'information des entreprises) a joué son rôle d'amortisseur, grâce à la récurrence de chiffre d'affaires que lui donne ses contrats pluriannuels, avec un recul limité à 2,7 %. Malgré cette baisse d'activité importante, Capgemini a reconduit son objectif de marge opérationnelle d'environ 7 % pour l'exercice.rester actifPour maintenir sa rentabilité, Capgemini a joué sur le premier levier dont disposent les entreprises de service informatique, ses effectifs. À l'échelle du groupe, qui comptait fin septembre 89.000 employés, ils ont été réduits de 2.300 personnes depuis le début de l'année. Mais, afin d'accompagner son mouvement vers un modèle de production global reposant sur des équipes situées dans des pays à bas coûts, cette baisse a été pour l'essentiel supportée par les pays occidentaux ; au premier rang desquels la France, qui a perdu 1.200 personnes, soit 5,8 % de l'ensemble. Ailleurs, notamment en Inde, devenu ce trimestre la première implantation du groupe avec 20.432 salariés, le nombre d'employés a un peu augmenté depuis le début de l'année.Paul Hermelin, directeur général de Capgemini, a estimé qu'il était « trop tôt pour dire quand on reviendra à la croissance ». Mais le groupe « a multiplié les contacts, sans avoir pour l'heure engagé de négociations », a indiqué le dirigeant, pour assurer de sa volonté de rester actif en termes d'acquisitions. Olivier HensgenPour maintenir sa rentabilité, Capgemini a joué sur le premier levier dont disposent les entreprises de service informatique, ses effectifs.
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