Bras de fer sur l'argent des cinémas

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cinémaLe gouvernement va publier dans les jours qui viennent une ordonnance concernant la régulation économique du cinéma. Au menu : les cartes illimitées (voir ci-dessous), des pouvoirs accrus pour le médiateur du cinéma, mais aussi un nouveau partage des recettes des entrées en salles. Traditionnellement, le prix de la place est, après paiement des taxes, divisé à parts égales entre l'exploitant de la salle et le distributeur, qui rémunère ensuite en cascade toute la chaîne : producteur, réalisateur, auteur? Problème : quand un exploitant baisse le prix du ticket lors d'une promotion, la part revenant à la filière diminue d'autant. Sans parler du risque de guerre des prix entre salles. En 1999, un « code de bonne conduite » avait bien été conclu par la profession sur ces promotions. Mais, en 2007, le gendarme de la concurrence a estimé que ce code constituait une entente. L'ordonnance apporte donc une autre solution : le distributeur aura droit dans tous les cas à un reversement minimal, même en cas de prix cassé. Ce plancher sera fixé chaque année par arrêté ministériel. De la même façon, un reversement minimal est aussi instauré pour les films vendus en vidéo à la demande (VoD).Le syndicat des exploitants, la FNCF, était opposé à l'instauration de ce plancher. Il a demandé en vain son retrait. Au contraire, il milite pour reverser moins d'argent à la filière ? 45 % du prix du billet au lieu de 50 %. Il assure que le ministère de la Culture avait promis par écrit en juillet d'étudier ce point. Ce que la Rue de Valois dément. En signe de protestation, les salles ont donc décidé d'éteindre symboliquement leurs enseignes pendant une heure mercredi soir.« impact fort »L'argument de la FNCF est que les petites salles vont mal. En effet, sur les sept premiers mois de 2009, les entrées ont diminué de 10,5 % dans les petites salles (moins de 80.000 entrées par an), et de 4,3 % dans les moyennes (de 80.000 à 450.000 entrées par an), alors qu'elles augmentaient de 2,2 % chez les grands exploitants. En outre, depuis cet été, les films sortent plus rapidement en VoD (quatre mois après leur sortie en salles, au lieu de sept mois et demi). Les exploitants craignent que cela ait un « impact fort » sur les entrées, même s'ils admettent n'avoir encore rien constaté. Au ministère de la Culture, on exclut une baisse générale à 45 % du reversement à la filière, « qui profiterait aussi aux salles en bonne sant頻, mais on « étudie d'autres mesures ciblant uniquement les salles en difficult頻.

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