2000 milliards de dollars : c'est le coût de la crise de l'euro que les entreprises estiment avoir subi

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Dans le monde, quatre entreprises sur dix affirment avoir subi les effets négatifs de la crise européenne. En France, ils sont même 60%. C\'est ce qu\'indique une enquête menée par le cabinet d\'audit et de conseil Grant Thornton qui publie ce mercredi son étude annuelle sur les attentes des entreprises privées dans le monde. Pour la première fois, il avance également un chiffre, celui du coût de cette crise, évalué par chacun des 3050 dirigeants interrogés entre août et septembre 2012.Une perte de 1,6% de chiffre d\'affairesA noter: chacun des dirigeants a fourni sa propre estimation de pertes depuis les débuts de la crise en 2008. Ils peuvent donc lui imputer des coûts qu\'ils auraient subis de toute manière. Mais le montant a ensuite été pondéré pour chaque région du globe avec l\'évolution des produits nationaux bruts. Résultat: au total, la crise dans la zone euro a ainsi contribué à leur faire perdre 2278 milliards de dollars, soit un peu plus de 1743 milliards d\'euros. Cela représente une perte 1,6% de leur chiffre d\'affaires.G7: 820 millions de dollars perdus pour les entreprises  Une entreprise sur trois affirme avoir vu son chiffre d\'affaires baisser de plus de 6%. En valeur, les plus touchées sont les entreprises des pays membres du G7 qui ont perdu près de 820 milliards de dollars. Un niveau qui s\'explique par leur poids dans l\'économie mondiale.En volume, les membres de la zone euro sont en toute logique, les plus affectés. Selon leurs entreprises, la crise leur a coûté 2,6% de leur chiffre d\'affaires, et même 5,5% en moyenne pour les compagnies dont le siège se trouve en Espagne.Une majorité d\'entreprise continuera d\'investir dans la zone euroDans ces circonstances, une certaine méfiance affichée par ces dirigeants d\'entreprise paraît logique. Elle est cependant contrastée. Les plus réticents à investir dans la zone euro sont les Philippins et les Suisses, dont respectivement la moitié et 42% des cadres sondés affirment qu\'ils sont désormais moins enclins à y faire des affaires. Toutefois, la situation ne change rien aux projets de la grande majorité des entreprises, toujours convaincues de l\'intérêt du marché européen. C\'est surtout le cas de celles de Hong Kong, du reste de la Chine, des Etats-Unis ou encore du Canada. Les premières sont ainsi 92% à affirmer que la crise ne les empêchera pas d\'investir en Europe.

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