L'emploi des jeunes, une priorité pour Xavier Bertrand

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Les jeunes continuent de galérer pour trouver un emploi. Et les premiers chiffres des Caisses d'allocations familiales (CAF) révélés le 4 décembre par « Le Parisien- Aujourd'hui en France » sont très inquiétants. Car sur un potentiel de 160.000 jeunes, seuls 3.400 bénéficient du Revenu de solidarité active (RSA) à la fin de novembre 2010. Alors que le dispositif avait été élargi aux jeunes âgés de moins de 25 ans à partir du 1er septembre 2010. « Les conditions sont drastiques pour pouvoir y prétendre. Plus de deux dossiers sur trois sont refusés. Nous l'avons dit et redit au gouvernement », a déclaré au « Parisien » le président de la Cnaf, Jean-Louis Deroussen.Pour l'heure, les premiers chiffres sont bien loin de l'objectif affiché par le gouvernement qui est de verser annuellement un RSA (460 euros mensuels pour une personne seule) à 15.000 jeunes âgés de moins de 25 ans. Dans une interview parue le 5 décembre dans « Le Journal du dimanche », le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, a affirmé que la priorité est l'emploi des jeunes. Il croit beaucoup au développement de la formation en alternance. Environ 7 % des jeunes se lancent sur ce type de formations. Et la majorité d'entre eux trouvent ensuite un emploi durable. « Je voudrais dépasser la barre des 10 %, ce qui correspond à plus de 800.000 jeunes en formation », a-t-il indiqué. Pour atteindre l'objectif, le ministre entend aller vite en discutant de plusieurs pistes avec les organisations syndicales et patronales. Il va les rencontrer d'ici la fin 2010 pour que des propositions émergent début 2011. SanctionParmi les pistes avancées, Xavier Bertrand souhaite valoriser la situation de l'apprenti via un statut d'étudiant des métiers. Celui-ci aurait alors accès « à des droits similaires à ceux de l'enseignement supérieur ». Le ministre n'écarte pas non plus la question de la sanction pécuniaire si les quotas de jeunes en alternance ne sont pas respectés en entreprise. Il veut que cette sanction devienne incitative. « Est-il juste qu'une entreprise, notamment une grande entreprise qui n'emploie aucun salarié en alternance, paie la même pénalité que celle qui fait un effort sans atteindre le quota ? » s'est-il interrogé. Un vaste chantier en perspective pour 2011. F. H.

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