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Soulagement pour les enseignes britanniques : Noël s'est bien passé. Après dix-huit mois difficiles, les magasins d'outre-Manche affichent des résultats indiquant que les Britanniques se sont fait plaisir, alors qu'ils s'étaient serré la ceinture pendant plus d'un an. Mercredi, Marks & Spencer a ainsi annoncé son retour à la croissance. Pour la première fois en deux ans, l'enseigne enregistre, sur les treize semaines achevées le 26 décembre, une hausse de ses ventes à magasins comparables. Une croissance certes limitée (+ 0,8 % au quatrième trimestre), mais tirée par le non-alimentaire, et particulièrement l'habillement. Cette progression a néanmoins déçu les analystes et l'action a lourdement chuté en Bourse.champagne pour nextLes chiffres de Marks & Spencer sont significatifs de ce qui est attendu pour l'ensemble des magasins britanniques dans la mesure où l'enseigne traverse une période difficile. Si elle progresse, cela laisse présager de très bons résultats ailleurs. C'est notamment le cas pour John Lewis (29 grands magasins), qui a réalisé une saison des fêtes record cette année. Sur les cinq semaines menant au 2 janvier, son chiffre d'affaires à magasins comparables a progressé de 12,7 %. La chaîne d'habillement Next a également débouché le champagne, prenant tous les analystes par surprise en annonçant des ventes à magasins comparables en hausse de 1,6 % au second semestre, et de 3,2 % en comptant Internet. Il y a seulement deux mois, elle prévoyait des ventes en baisse sur cette période, mais les deux dernières semaines avant Noël se sont révélées nettement meilleures que prévu. « Les consommateurs sont dans une bien meilleure posture qu'il y a un an, explique Simon Wolfson, directeur général de Next. De faibles taux d'intérêt ont permis à ceux qui ont conservé leur emploi de réduire leur dette et d'augmenter leur épargne. »Pourtant, le soulagement pourrait n'être que passager. Toutes les enseignes préviennent que l'année 2010 s'annonce difficile. Pour commencer, la TVA, qui avait été réduite fin 2008 à 15 %, est remontée à 17,5 % le 1er janvier. De plus, le chômage reste élevé (autour de 8 %) et continue de progresser. Enfin, le déficit budgétaire gigantesque oblige l'État à réduire ses dépenses, ce qui devrait limiter la reprise économique. Si les Britanniques ont pu se faire plaisir le temps d'un Noël, ils devraient être encore très prudents cette année. « Nous ne parlons par d'un désastre, mais il sera difficile à l'économie de consommation de rebondir tout en réduisant de façon significative le déficit de l'État », estime Simon Wolfson.

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