En Grande-Bretagne, les banques rechignent à augmenter leurs prêts

Malgré leur nationalisation, les banques britanniques hésitent à prêter. En échange de son plan d'aide, Downing Street leur a pourtant imposé des objectifs chiffrés : Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland et Northern Rock se sont engagées à prêter 91 milliards de livres (101 milliards d'euros) supplémentaires en 2009 et 2010, dont presque un tiers en prêts immobiliers et le reste en prêts aux entreprises.La promesse des banques devrait être tenue pour les prêts immobiliers. En revanche, cela ne sera pas le cas pour les entreprises. « Les objectifs de prêts aux entreprises pour 2009-2010 ne seront probablement pas tenus », assénait le mois dernier un rapport du bureau britannique d'audit national (NAO). Royal Bank of Scotland en particulier a enregistré une baisse nette de 10 milliards d'euros de ses prêts aux entreprises sur les neuf premiers mois de 2009.Les banques se défendent, en soulignant que le problème vient d'un manque de demande de crédit de la part des entreprises. Les dossiers de crédit des PME au troisième trimestre étaient, par exemple, en baisse de 26 % (en valeur) par rapport à l'année précédente. Logiquement en cette période de crise, les entreprises préfèrent rembourser leurs dettes qu'en contracter de nouvelles.espoir de détenteUn signe d'espoir cependant : la dernière étude de la Banque d'Angleterre montre que les conditions de prêts aux entreprises se sont nettement détendues au quatrième trimestre, que ce soit dans les banques nationalisées ou non. Mais pour l'instant, ce sont essentiellement les grandes entreprises qui en profitent.Éric Albert, à Londres Simon Dawson/Bloomberg

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