Le marché primaire sera alimenté par les projets de croissance externe

La crise n'a pas que des travers. Les besoins de refinancement provoqués par la crise ont, en l'occurrence, contribué à doper l'activité du marché primaire actions. D'après les données consolidées par Thomson-Reuters, les montants levés via des augmentations de capital, des introductions en Bourse et des émissions de convertibles ont totalisé 858,4 milliards de dollars dans le monde l'an passé. Un chiffre supérieur de 36 % aux 631,3 milliards de dollars accumulés en 2008. Cette bonne performance est très largement liée aux besoins historiques en capitaux des entreprises, et notamment des banques, après l'onde de choc consécutive à la chute de Lehman Brothers. Ainsi, les levées de fonds ont, l'an passé, grimpé de plus de 50 % pour atteindre 652,6 milliards de dollars à l'échelle mondiale.« L'année 2009 a été dominée par de nombreuses opérations de recapitalisations, notamment dans le secteur financier, qui a représenté plus de 40 % de l'ensemble des levées de fonds sur les marchés actions en Europe, et par une réouverture du marché des convertibles », note Cyril Michel, responsable du marché primaire chez HSBC France.La donne devrait changer en 2010. Selon Cyril Michel, « le marché primaire devrait être davantage alimenté par des augmentations de capital destinées à financer des opérations de croissance externe et par un retour des introductions en Bourse ».Notamment parce qu'entre les arbitrages des fonds d'investissements et les recentrages stratégiques des groupes industriels, de nombreux actifs pourraient bien être disponibles sur le marché dans un avenir plus ou moins proche. Plus généralement, le marché primaire européen a, d'après Cyril Michel, permis de lever 260 milliards d'euros, en ligne avec les 180 milliards d'euros de 2008, les 260 milliards d'euros de 2007 et les 230 milliards de 2006.Selon l'expert, il devrait se maintenir à ces niveaux cette année. En revanche, il est encore difficile d'évaluer avec précisions le montant des augmentations de capital à venir en 2010. La grande majorité des fonds propres des acteurs de la sphère financière ayant été recapitalisés, les besoins en argent frais dépendront davantage des velléités d'acquisitions de chacun. Fabio Marquetty

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