L'Afrique reste centrale dans la stratégie des groupes

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La crise politique que traversent certains pays africains n'a pas, semble-t-il, freiné les ambitions des banques hexagonales sur le continent. La semaine dernière, BPCE a ainsi dévoilé son intention de se développer en Afrique, via des acquisitions ou le lancement de nouvelles activités. En novembre dernier, un mois avant les premiers troubles en Tunisie, Société Généralecute; Générale avait annoncé l'ouverture de 480 nouvelles agences sur le continent d'ici cinq ans, dont une grande majorité au Maghreb. Du côté de BNP Paribas, aucune ambition claire n'a été définie mais la direction rappelle souvent l'importance du bassin méditerranéen, où elle compte 520 agences. Les banques françaises, implantées parfois depuis plus d'un siècle en Afrique, cherchent à tirer parti de la forte croissance économique de la région, qui devrait atteindre 5,1 % cette année, d'après les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). « potentiel limité »Pour Christophe Nijdam, analyste chez Alpha Value, cette stratégie de développement sur le continent africain contribue également « au recentrage de l'image des banques ». « Le développement dans cette région, poursuit-il, répond en grande partie à une logique de communication financière autour de la banque de détail et d'une certaine proximité, devenue nécessaire depuis le début de la crise ». Et d'ajouter : « Le bassin méditerranéen et l'Afrique subsaharienne, dont le potentiel reste limité en comparaison de l'Asie ou de l'Amérique du Sud, ne représentent pas un intérêt stratégique décisif pour les banques. » Dans les pays émergents, la zone Afrique - Moyen-Orient représente la troisième source de revenus pour les banques françaises, derrière l'Europe centrale et de l'Est et l'Asie, calculait récemment le courtier Keefe, Bruyette & Woods. A. M. et S. R.

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