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Publié le 06 février 2013 à 22:04 - Mis à jour le 06 février 2013 à 22:04

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Le président français a prononcé mardi un discours remarqué à Strasbourg devant les députés européens. Après celui du Premier ministre britannique David Cameron et celui de la chancelière allemande Angela Merkel à Davos, François Hollande se devait de donner sa vision de l’Europe. Les thèmes ayant été – trop – nombreux, on n’en retiendra qu’un : celui des changes. L’euro est en effet à un niveau élevé, puisqu’il est monté jusqu’à 1,37 dollar avant de refluer pour évoluer au-dessus de 1,35.Un souhait qui risque de rester un voeu pieuxComme le Japon et les Etats-Unis mènent une politique favorisant une baisse de leurs monnaies, le président français souhaite que la zone euro agisse de même, pour en particulier rendre plus compétitifs nos échanges à l’international. Outre le fait que la BCE est indépendante, c’est inscrit dans les traités, et qu’elle a pour mission de se focaliser sur le taux d’inflation et non sur le taux des changes, le souhait de François Hollande risque de rester un vœu pieux.Cette préoccupation des taux de change est très française. Elle était déjà partagée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui en avait fait une des priorités de son agenda, lors de la présidence du G20. Elle s’était limitée à un séminaire en Chine qui avait réuni le gratin des spécialistes de la question. Le conclave s’était conclu par un constat : il est très difficile de rebâtir aujourd’hui un système des changes à la Bretton Woods. Bref, le changement sur la maîtrise de l’euro, ce ne sera pas pour maintenant.Cela ne résoudra pas les problèmes de la compétitivité de la FranceMais surtout, vouloir peser sur le taux de change ne résoudra pas tous les problèmes de compétitivité, en particulier ceux de la France, ou plus précisément de ses entreprises. Ensuite, une sortie de la récession de la zone euro ne passe seulement par l’augmentation des exportations. Enfin, cette dernière ne dépend pas uniquement du niveau de l’euro, comme le montre l’exemple de l’Allemagne, deuxième exportateur mondial et membre de la zone euro.Le site de raffinage de produits pétroliers Pétroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, sous administration judiciaire, a suscité cinq offres de reprises. Dont deux sérieuses, si l’on en croit le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg : celles d’un investisseur suisse, Terrae, et celle d’un groupe énergétique égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat.Des groupes étrangers veulent investir en FranceIl est piquant que ce soit deux groupes étrangers qui soient prêts à investir sur ce site, alors que le matraquage « Made in France » va bon train. Arnaud Montebourg n’aime pas la mondialisation, il préfère la démondialisation, mais il se réjouit de ces offres. C’est bien, cela change, car la mondialisation c’est aussi cela : que des groupes étrangers investissent en France, s’ils sont plus efficaces, et l’emploi s’en portera mieux. Pas de chance cependant pour le ministre fraîchement converti à la mondialisation : l’administrateur judiciaire n’a pas jugé suffisamment crédibles les cinq offres et attend qu’elles soient améliorées et complétées.La finance n\'est pas au-dessus des loisDu côté du monde de la finance, l’heure est aux comptes. La banque Royal Bank of Scotland (RBS), contrôlée par l’Etat britannique, a annoncé qu’elle allait payer une amende de 444 millions d’euros aux autorités britannique et américaines pour avoir participé à la manipulation du Libor, ce taux interbancaire qui sert de référence pour toute sorte de crédits.Ce petit arrangement entre amis bancaires - nombre d’établissements français, japonais, allemands… sont concernés - est donc sanctionné. Contrairement à ce qu’affirment nombre de commentateurs, les banques ne sont donc pas au-dessus des lois, les purges sous forme de démissions de responsables sont en cours, et les amendes vont continuer à être infligées. La tricherie est désormais sanctionnée. Et cela aussi, c’est un changement.

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