Lincoln HR part à l'assaut du marché de l'emploi chinois

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« Nous sommes sur des volumes de recrutement qui donnent le vertige ! ». Associée du Lincoln HR Group où elle dirige l'Asie, Cécile Cousteix s'émerveille de l'effervescence de l'ex-Empire du milieu. Le cabinet de recrutement s'y est implanté en août, avec un premier bureau de trois employés à Shanghai. Pour l'heure, la société d'une cinquantaine de collaborateurs ayant réalisé un chiffre d'affaires de 6,5 millions d'euros en 2010, participe à l'accompagnement en Chine de ses clients européens et américains : « des groupes français du CAC 40, des acteurs de la finance, de l'industrie et de plus petites entreprises aux grandes ambitions internationales ». À partir de Shanghai, Lincol HR traque pour ses clients les perles rares. « Nos clients cherchent souvent des compétences locales, des talents chinois ou des expatriés qui connaissent bien la culture chinoise », explique la responsable. Mais le cabinet doit composer avec un « marché du travail extrêmement tendu ». « L'installation d'un réseau de distribution ou d'un centre de recherche et développement peuvent nécessiter l'embauche de milliers de salariés », explique Cécile Cousteix. Certains professionnels installés en Chine rechignent à travailler dans les villes secondaires (« Tier 2 »), ces capitales provinciales de plusieurs millions d'habitants, jugées moins attrayantes par les expatriés. en ligne de mire Surtout, les entreprises installées en Chine font face à un très fort taux de rotation de leurs salariés. « La directrice des ressources humaines d'une grande banque anglo-saxonne m'a expliqué qu'à la fin 2011, ses effectifs s'élèveront à 6.000 personnes mais qu'il lui faudra recruter 2.000 personnes cette année », confie la responsable. Cécile Cousteix n'écarte pas que, « d'ici à cinq ans, la Chine représente 50 % de l'activité » de l'agence. Lincoln HR compte faire de la Chine sa tête de pont pour l'Asie, avec en ligne de mire l'ouverture de bureaux à Singapour et, « si le volume d'affaires est suffisant » à Hong Kong. Éric Chalmet

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