Les professionnels de l'or noir sous pression

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Les compagnies pétrolières et minières font face à une pression croissante pour révéler ce qu'elles versent aux États dans lesquelles elles travaillent. Le patron de Shell, Peter Voser, s'en est ouvert lors de la cinquième réunion sur l'initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui s'est tenue la semaine dernière à Paris. Cette initiative vise à s'assurer que les revenus versés par les sociétés minières et pétrolières alimentent les caisses du Trésor public plutôt que celles des dirigeants. Clauses de confidentialitéLe succès est plutôt mitigé. Depuis son lancement en 2003, seuls 35 pays ont adhéré à l'ITIE et 11 seulement respectent les critères de transparence. Ni la Chine, ni le Brésil, ni la Russie, ni l'Angola, ni l'Afrique du Sud n'y ont adhéré. Mais ce demi-échec de cette initiative, qui tient à son caractère non contraignant, explique probablement l'énorme succès que constitue pour les partisans de la transparence l'adoption dans le cadre de la loi Dodd-Frank d'un texte obligeant les sociétés extractives cotées à New York à publier ce qu'elles versent pays par pays. « Nous serons forcés de violer la loi dans un pays pour se conformer à celle en vigueur dans un autre », regrette Peter Voser. Des clauses de confidentialités interdisent aux compagnies pétrolières de révéler ce qu'elles versent aux États. X. H.

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