Intéressement et retraites des infirmières, les deux sujets qui fâchent

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Les syndicats ne manquent pas de pointer le paradoxe. Le projet de loi, examiné à partir de ce mercredi, a pour but d'instaurer le principe des accords majoritaires dans la fonction publique. Or, le gouvernement en profite pour passer en force sur deux dispositions rejetées par la plupart des syndicats. Première pomme de discorde, l'âge de départ à la retraite des infirmières. En effet, dans le cadre de la revalorisation de cette profession, en contrepartie de leur passage en catégorie A (la plus élevée), le gouvernement a prévu que la retraite des nouveaux diplômés sera alignée sur le droit commun (60 ans), contre 55 ans aujourd'hui. Quant aux agents en poste, ils pourront choisir entre le régime actuel ou renoncer aux 5 ans de bonification en échange d'une meilleure rémunération. Pour permettre une application en juin, l'exécutif a introduit cette disposition dans le texte sur le dialogue social. Et contré les 5.500 amendements déposés par les socialistes en imposant la procédure du « temps législatif programm頻 qui limite les débats. Résignés, les syndicats comptent désormais sur l'examen au Sénat pour infléchir la position gouvernementale. l'intéressement collectifSecond désaccord, l'intéressement collectif que les syndicats ont refusé d'approuver par accord début mars. Un texte de loi étant indispensable pour le mettre en place dans la fonction publique territoriale, le gouvernement devait présenter ce mercredi un amendement qui en instaure le principe. Les modalités détaillées feront, ensuite, l'objet de décrets... et vraisemblablement d'un nouveau bras de fer. A. L.

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