Les opérateurs de paris en ligne dans les starting-blocks

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Deux mois avant la Coupe du monde de football, le gouvernement a bouclé l'étape législative, qui ouvre à la concurrence les paris en ligne sur Internet. Mardi, le texte de loi, qui fait perdre à la Française des Jeux et au PMU leur monopole dans les paris sportifs, hippiques et dans le poker, a été voté solennellement par les députés. Les socialistes ont promis de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. « Comme par hasard, cette libéralisation des paris en ligne profite à un certain nombre d'amis du président de la République », a lancé Benoît Hamon, porte-parole du PS. La loi devrait être promulguée à la fin du mois d'avril. Viendront ensuite les décrets sur la composition du collège de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) ou l'encadrement des paris effectués sur les compétitions sportives. Une quarantaine d'opérateurs, comme Betclic, Unibet ou Bwin, déjà présents sur le marché français, pourront demander des licences à partir de début mai. Les prix seront accessibles et dégressifs. Une licence devrait coûter, selon nos informations, 5.000 euros de droit d'entrée et 20.000 euros par an de redevance. système informatique imposéDepuis un petit mois, les candidats à ce nouveau marché travaillent sur le cahier des charges qui va leur imposer la mise en place d'un système informatique auquel l'Arjel pourra accéder à volonté et un coffre-fort électronique de conservation des transactions. Les opérateurs s'insurgent déjà contre le coût du dispositif, estimé par l'Arjel à quelques centaines de milliers d'euros pour les plus gros sites. « Cela va de quelques centaines à quelques millions d'euros pour les plus gros sites. Il faut rajouter 15 % de coût de maintenance par an par rapport à l'investissement initial », indique Hervé Schlosser le patron de France Pari, qui a reçu des devis aux alentours de 500.000 euros. Même son de cloche du côté de Winamax, le site de poker de Patrick Bruel et de Marc Simoncini, le patron de Meetic. « L'investissement sera de 500.000 à 1 million d'euros », indique ce dernier. Grande inconnue pour les opérateurs : les phases de jeu ouvertes aux paris et les tarifs fixés par les fédérations. L'Arjel leur a demandé par écrit leurs recommandations sur le sujet. Mais à ce jour, seuls l'athlétisme, l'équitation et le rugby, ont donné des éléments de réponse. La fédération de football a elle aussi rendu sa copie le 1er avril, et l'a transmise à l'Arjel. C'est la Coupe du monde de football qui attirera l'essentiel des mises. Restera aux opérateurs et aux instances sportives à s'entendre sur le prix de la licence. Sandrine C

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