Moody's redoute une contagion aux banques

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Il faudra peut être un cordon sanitaire pour protéger les systèmes bancaires irlandais, espagnol, grec, portugais, italien et même britannique d'un risque de contagion de la crise des dettes souveraines. Dans une étude publiée jeudi, l'agence Moody's considère ce risque comme non négligeable. Pour l'agence, chacun de ces six pays doit faire face à des défis spécifiques. Néanmoins, souligne-t-elle, « le risque de contagion pourrait diluer ces différences et imposer de réelles menaces communes à tous ».Moody's ne met pas tous les pays à la même enseigne. D'abord parce que le poids de la sphère financière dans la richesse totale est différent et donc les difficultés de l'une ne sont pas sans conséquences sur l'autre. En Grande-Bretagne, en 2008, les actifs bancaires domestiques représentaient 400% du PIB. En Espagne, cette proportion s'établissait à 300%. Et en Grèce à 150%. Enfin, certains pays ont vu leurs ménages s'endetter beaucoup ces dernières années (Irlande, Grande-Bretagne et Portugal), et ces derniers seront forcément affectés par toute hausse des taux d'intérêt.Enfin, les défis ont des origines différentes. Ceux de l'Irlande et l'Espagne sont d'abord lié à leur exposition à la bulle immobilière. De leur côté, la Grèce, le Portugal et, dans une moindre mesure, l'Italie, souffrent d'abord des inquiétudes sur la dette souveraine des pays méditerranéens. Moody's estime que s'agissant du Portugal, « qui est au premier plan des inquiétudes des investisseurs si le risque de contagion se poursuit », le secteur bancaire portugais « qui en soi n'est pas très solide » pourrait souffrir.vulnérabilité britanniqueQuant à la Grande-Bretagne, elle se trouve dans une situation « difficile », estime l'agence. Si le pays serre la vis budgétaire, cela permettra de conserver un environnement favorable en termes de taux d'intérêt, mais cela aura probablement un impact sur la qualité du crédit dans les banques. A l'inverse, si la Grande-Bretagne lâche du lest, cela pèsera sur la qualité de sa dette et donc sur son coût de refinancement. L'effet sera indentique sur les banques et infléchira leur rentabilité. Dans ce contexte, avec une économie sous pression, « le système bancaire reste vulnérable » en Grande-Bretagne. n 400% du pib : c'est ce que représentent les actifs bancaires domestiques en grande-bretagne. Infographie2col 85mm

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