PSA trouve un nouveau partenaire pour tenter une percée en Chine

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À la traîne en Chine, PSA tente de recoller au peloton de tête, en s'approchant des ténors du marché que sont Volkswagen, GM, Hyundai ou autres Nissan. Pour cela, le constructeur français a annoncé hier la signature d'une lettre d'intention avec le groupe local Changan. Un éventuel accord définitif devrait être signé cette année pour créer une deuxième société commune sur place, à 50-50. Avec une gamme d'utilitaires légers et de voitures particulières différente de celle de DPCA, l'actuelle co-entreprise établie avec le groupe Dongfeng, PSA veut passer de 3,3 % du marché à peine l'an dernier à 8 % à l'horizon 2015-2016. Une tâche plutôt rude, car les concurrents européens, américains ou japonais, mais aussi les nouveaux constructeurs locaux, investissent massivement dans leur potentiel industriel et les nouveaux produits.Déjà associée à Ford, avec qui elle a décidé récemment d'accroître ses capacités, Mazda et Suzuki, la branche automobile de Changan (CCAG) a démarré ses activités en juillet 2006. Son siège est à Pékin. Elle assure avoir produit 860.000 unités en 2008 et 1,16 million sur les dix premiers mois de 2009, pour des capacités installées de 1,6 million. Elle développe aussi sa propre gamme de véhicules et affirme s'être aussi implantée industriellement en Ukraine, Iran, Malaisie et au Vietnam. Le site de production avec PSA pourrait être localisé à Shenzen, près de Hong Kong.PSA avait fait figure de pionnier en Chine dans les années quatre-vingt en produisant des Peugeot 504 à Canton. Mais la coentreprise avec la municipalité a périclité. En 1992, PSA a aussi signé un accord avec le fabricant de camions Dongfeng pour produire, dès la fin 1994, des Citroën Zx à Wuhan, dans le centre du pays. Trop longtemps polarisé sur ce modèle vieillissant et ses variantes, PSA a vu sa part de marché diminuer dramatiquement, à mesure de l'ouverture de la Chine aux nouveaux entrants. Sa gamme a été complétée ces dernières années, mais avec des modèles pas forcément adaptés comme la Citroën C2, une Peugeot 206 à peine modifiée. Aujourd'hui, le groupe dispose de véhicules plus attractifs et mieux acclimatés aux goûts locaux, comme la Citroën C4 à quatre portes ou la nouvelle Peugeot 408. Du coup, il devrait vendre 350.000 véhicules cette année (+ 30 %) avec des capacités de 450.000. Mais c'est insuffisant pour compter réellement sur un marché qui devrait encore doubler dans les dix ans. D'où la recherche de ce deuxième partenaire.Alain-Gabriel Verdevoye

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