Le cheddar à maturités variables
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chronique des marchésEntre les cheeseburgers et autres « macaroni & cheese », la cuisine américaine en est truffée. Les États-Unis produisent chaque année plus de 3 milliards de livres de « cheddar », un fromage au goût peu prononcé, renié par les Anglais qui l'appellent d'ailleurs « american cheese ». Comme les autres produits laitiers, le fromage américain a fortement subi la crise financière. Avec le ralentissement de la consommation de produits laitiers, les quantités de lait frais transformés en lait en poudre et en fromage ont fortement progressé, si bien que les stocks sont proches de la saturation. L'USDA, le ministère américain de l'Agriculture, a d'ailleurs acheté pour 60 millions de dollars de fromage aux producteurs en 2009, pour soutenir les cours. Le Chicago Butter and Egg Board, qui s'appelle désormais Chicago Mercantile Exchange, a une autre solution pour accompagner la sortie de crise. Il lancera le 20 juin le premier contrat à terme sur le fromage, « réclamé par les fabricants » selon la place de marché. Pour des raisons comptables, les industriels auront plus de facilités à se couvrir sur le marché à terme du fromage que sur celui du lait en poudre proposé depuis 1996 par le CME. Le contrat portera sur du cheddar, mais vise indifféremment les intervenants des marchés de la mozzarella ou du « blue-cheese », dont les prix évoluent de façon parallèle. Kraft Food a d'ailleurs déjà évoqué son intérêt pour le contrat. En Europe, Nyse Euronext promet toujours le lancement de son contrat lait en poudre pour le troisième trimestre. Un produit qui vise aussi, et surtout... les producteurs de fromage. Aline Robert Pour accompagner la sortie de crise, le Chicago Mercantile Exchange lancera, le 20 juin, le premier contrat à terme sur le fromage, « réclamé par les fabricants »...
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