L'UMP et Fillon serrent les rangs sur la taxe carbone

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François Fillon tient bon, « debout » dans la tempête climatique. Le Premier ministre, apparemment désavoué en fin de semaine dernière par Nicolas Sarkozy sur la taxe carbone, a défendu hier la chaleur de ses relations avec le chef de l'État devant les jeunes de l'UMP réunis en « campus » à Seignosse, sous le ciel bleu azur des Landes. « L'avenir n'appartient pas aux observateurs, il appartient à ceux qui se tiennent debout », a lancé le chef du gouvernement, qui a précisé avoir eu le président de la République au téléphone juste avant son départ pour le Brésil.« Ceux qui confondent le prix de la tonne de carbone avec un baromètre des relations entre le président et le Premier ministre vont en être pour leurs frais », a souligné François Fillon. En annonçant un prix de 14 euros par tonne de CO2 dans une interview au « Figaro Magazine », le Premier ministre semblait avoir arrêté mercredi le montant de départ de la taxe carbone, qui doit être mise en place dès 2010. Mais l'Élysée a annoncé vendredi, au lendemain d'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, qui réclame un prix de départ plus proche de 30 euros, que le chef de l'État n'arrêterait ses décisions que la semaine prochaine. Il les annoncerait lui-même jeudi.« Je demande que l'on juge non pas sur des rumeurs et des spéculations, mais au vu des arbitrages complets que le président de la République présentera » jeudi, a insisté François Fillon hier, dénonçant « une agitation médiatique dérisoire ». Autrement dit, les annonces du chef de l'État pourraient en fait être proches de celles de son Premier ministre, le démenti destiné aux Verts n'étant que sur la forme (lire ci-contre).Nicolas Sarkozy, qui veut faire de la taxe carbone une arme électorale, destinée à pulvériser l'alliance entre les socialistes et les écologistes aux régionales de mars prochain, avait donné une consigne simple à ses troupes pour ce week-end de rentrée : faire taire les tonalités divergentes sur la future contribution climat-énergie.Jean-Louis Borloo a même été dépêché dans les Landes par Nicolas Sarkozy. Il s'est fait le prophète enflammé d'un changement des comportements des Français en matière environnementale : « La seule question que vos enfants vous poseront, ce sera étiez-vous dans le camp de la responsabilité ou dans le camp du renoncement, cette taxe, vous serez fiers de l'avoir faite. »Cap sur 2012Travaillant à cette dynamique de premier tour ? le rassemblement le plus large possible autour de la majorité présidentielle ?, les leaders de l'UMP ont aussi lancé un appel aux électeurs de François Bayrou, dénonçant la main tendue à la gauche du président du Modem. Les électeurs centristes « sont les bienvenus » à l'UMP, car ils savent qu'ils « n'ont, en aucun cas, vocation à être les supplétifs du Parti socialiste », a dit Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP. Nicolas Sarkozy a envoyé un SMS aux jeunes militants UMP. « Je sais pouvoir compter sur vous pour défendre nos idées qui sont en train de changer la France », a-t-il écrit, mettant plus que jamais le cap sur 2012.

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