Philippe Chevassus, un « expat » au service des « expats »

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Un salon, un journal, un espace de networking... En quatorze ans en Espagne, Philippe Chevassus n'a pas chômé. Cet entrepreneur de 38 ans, formé à l'European Business School Paris, a connu des revers mais aussi des succès, puisque deux de ses projets actuels sont rentables. Leur point commun : répondre aux besoins des expatriés français en se basant sur sa propre expérience dans le pays. Spécialiste de la création d'entreprise improvisée, ce madrilène d'adoption a ainsi eu une première révélation sur une terrasse moscovite en juillet 2004 : en feuilletant une revue destinée aux Français expatriés en Russie, il a pris la décision de monter l'équivalent en Espagne. Trois mois plus tard, le premier exemplaire du « Courrier d'Espagne » paraissait, avec pour thèmes de prédilection les affaires, la culture et l'art de vivre, trois sujets chers aux « expats », selon Philippe Chevassus. Non sans mal : « J'ai rédigé intégralement le premier exemplaire, truffé de fautes et dans un style qui restera dans les annales », plaisante-t-il. Six ans plus tard, « Le Courrier d'Espagne » est diffusé à 10.000 exemplaires. Le premier « Afterwork »C'est au cours d'un voyage à Barcelone, où il se rendait pour essayer de faire connaître « Le Courrier d'Espagne », qu'a surgi une nouvelle idée d'entreprise. « Pour rentabiliser mon voyage, j'ai réuni dans un bar le plus de contacts possible en leur demandant d'amener chacun des connaissances et d'indiquer toujours leur poste et le nom de leur entreprise. ». C'est ainsi qu'en mars 2007, est organisé à Barcelone le premier Afterwork, soirée destinée à permettre aux expatriés français de faire connaissance et de rencontrer les cadres de leur pays d'accueil pour faire affaire. Un mois plus tard, l'équivalent madrilène est monté. Depuis, le rendez-vous est mensuel et a parfois lieu à Paris. Le dernier, dans la tour Eiffel, a d'ailleurs été interrompu pour cause d'alerte à la bombe ! Philippe Chevassus affirme que plus de 300 personnes s'inscrivent à chaque soirée. L'affluence de cadres français et espagnols attire les sponsors, comme Accor ou L'Occitane, qui disposent de stands. « L'After- work ressemble de plus en plus à un mini-salon », commente-t-il.C'est d'ailleurs dans cette voie que s'oriente son dernier projet, le salon Toute La France, qui expose les produits français en Espagne. Après trois événements de ce genre, Philippe Chevassus a toutefois décidé de mettre ce projet entre parenthèses. « Le budget de chaque salon est pharaonique, 200.000 euros. J'ai vu trop gros et j'ai failli y passer », admet-il. Pour l'heure, il compte se consacrer au « Courrier d'Espagne » et à l'Afterwork, sur lesquels il travaille à temps plein avec une salariée et loue les services de trois autres personnes. Il prépare notamment l'exportation du concept de l'Afterwork à d'autres capitales européennes.

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