Les jeunes se ruent sur l'abonnement gratuit

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Presse« En raison du grand succès de l'opération ?Mon journal offert?, certains titres ont aujourd'hui atteint leur nombre maximum d'inscrits », peut-on lire sur le site Internet dédié à l'opération, lancée le 30 octobre. En à peine une semaine, les 200.000 abonnements offerts (à raison d'un numéro par semaine) à des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà trouvé plus de 170.000 preneurs. Sans surprise, les plus demandés ont été les quotidiens nationaux, qui n'ont donc pu satisfaire tout le monde. Excepté « Aujourd'hui en France » qui disposait hier encore de quelque 300 abonnements, tous affichaient complet. Et du côté des régionaux, les guichets devraient également se fermer d'un jour à l'autre, souligne-t-on au ministère de la Culture et de la Communication. Le quotidien « Nord Éclair » n'était déjà plus disponible en milieu de semaine dernière.« message d'avenir »Politiques et éditeurs ne cachent par leur satisfaction, certains y voyant « un vrai message d'avenir ». Confrontée à une baisse sévère de ses recettes publicitaires, cumulée à une érosion de ses ventes, la presse quotidienne traverse une crise sans précédent. Une étude du ministère montre que les jeunes entre 15 et 24 ans sont ceux qui lisent le moins en France, et que leur pratique ne cesse de baisser depuis 1997. Lancée dans la foulée des états généraux de la presse, l'opération d'un budget annuel de 10 millions d'euros est financée à part égale par l'État et les éditeurs. Elle entend « réconcilier les jeunes avec la presse », eux qui l'ont désertée pour Internet et les quotidiens gratuits. Pari gagné, estime le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), qui titrait hier son communiqué de presse « Les jeunes aiment la presse quotidienne ».Reste qu'aujourd'hui beaucoup de jeunes n'ont pu obtenir un abonnement au journal de leur choix. Ainsi, « Le Monde », qui pouvait offrir 8.000 abonnements, a reçu en huit jours plus de 30.000 demandes. Tous les nationaux peaufinent donc un plan B. Il s'agirait d'offrir un surplus d'abonnement gratuit, mais entièrement à la charge de l'éditeur cette fois. Ou, solution moins onéreuse, de proposer une offre gracieuse sur Internet. Sandrine Bajo

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