Wall Street sanctionne durement la fragilité du groupe AIG
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En dépit de bénéfices affichés pour le deuxième trimestre consécutif, AIG n'a pas rassuré Wall Street sur ses perspectives. Hier, l'assureur a annoncé avoir dégagé un résultat net de 455 millions de dollars au troisième trimestre, contre une perte de 24,5 milliards pour la période correspondante de 2008. « Nos résultats reflètent une stabilisation de notre performance, tout comme des conditions de march頻, s'est félicité son PDG, Robert Benmosche, dans un communiqué. Mais ce bénéfice, très inférieur à celui de 1,8 milliard de dollars du trimestre précédent, est surtout lié à des gains sur son portefeuille de titres, tandis que ses activités d'assureur pâtissent toujours de la conjoncture.À l'ouverture de Wall Street, l'action de l'ex-numéro un mondial de l'assurance chutait de 9 % à 35,80 dollars. Robert Benmosche s'est refusé pour le deuxième trimestre de suite à organiser une conférence avec les analystes financiers. Le marché s'interroge pourtant sur l'avenir du groupe, sauvé de la faillite l'an dernier par le gouvernement fédéral, désormais à la tête d'une participation de 80 %.Comme ses concurrents, AIG a bénéficié de conditions climatiques clémentes, la saison des ouragans étant en passe de se conclure sans qu'une catastrophe naturelle majeure se soit produite aux États-Unis. Toutefois, la tempête des subprimes, qui a éclaté à l'été 2007, continue d'ébranler particuliers et entreprises. De plus, à l'instar d'autres assureurs aidés par le gouvernement fédéral (Hartford, Lincoln?), AIG a perdu des parts de marché au profit de rivaux qui ont refusé cette aide, tels MetLife et Prudential. De fait, ses recettes ont chuté de 16 %, à 7,9 milliards de dollars, dans l'assurance-vie et reculé de 13 %, à 8,1 milliards, dans l'assurance dommages.AIG peine à rembourser les prêts du gouvernement américain, qui s'élèvent à 80 milliards de dollars sur 180 milliards d'aides perçues. Son PDG se refuse à brader les activités d'AIG et a freiné son démantèlement. Au quatrième trimestre, l'assureur prévoit de réduire les prêts contractés auprès de la Réserve fédérale à hauteur de 25 milliards de dollars. Pour cela, il lui cédera une participation dans deux divisions d'assurance-vie : Alico et AIA.Éric Chalmet, à New York intitulé de poste de l'interviewénom personne
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