Les marchés d'actions reprennent le chemin de la hausse

BourseAprès deux semaines de repli, la tendance s'est inversée à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui a conclu hier la dernière séance hebdomadaire sur une note quasi stable (? 0,04 % à 3?707,29 points), s'est adjugé au final 2,76 % en une semaine. Le constat vaut pour les autres indices boursiers. Ainsi, le Footsie s'est repris de 1,90 % sur la semaine, le DAX de 1,35 %, tandis qu'aux États-Unis le Dow Jones évoluait en territoire positif en toute fin de séance. Reste que depuis septembre, la tendance est loin d'être claire. L'indice parisien enchaîne avec la régularité d'un métronome, deux semaines de hausse puis deux semaines de baisse. Une hésitation qui en dit long sur l'état d'esprit des investisseurs. En proie à la réalité des résultats trimestriels des entreprises, ils peinent à anticiper les scénarios de reprise. Selon que celle-ci se confirme dans un délai plus ou moins proche, elle aura des incidences sur la politique des banques centrales. C'est le message que Jean-Claude Trichet et ses homologues américain et britannique ont délivré cette semaine. « Les banquiers centraux nous ont confirmé que nous nous approchions de la fin des politiques monétaires accommodantes mais à la condition qu'il y ait par ailleurs une utilisation plus intense des capacités de production et donc moins de destructions d'emplois », résume ainsi Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC.Or, hier, le rapport mensuel sur l'emploi du département du Travail américain a fait état de 190.000 destructions de postes en octobre aux États-Unis, portant désormais le nombre de chômeurs au-dessus de la barre symbolique des 10 % de la population active. Du jamais-vu depuis 1983 ! Ces chiffres auraient pu conforter les investisseurs qu'un relèvement des taux n'est pas pour demain. « Mais la réaction des marchés, qui ont décroché, au moins dans un premier temps, est saine. Cela témoigne qu'ils ne se focalisent pas uniquement sur les politiques accommodantes des banques centrales mais sont aussi très attentifs au niveau d'activit頻, poursuit Jean-Louis Mourier.risque de correctionAu-delà, à moyen terme, l'optimisme devrait au moins se prolonger jusqu'à la fin de l'année. Pour certains, l'abondance de liquidités sur les marchés plaide en ce sens. « Nous pensons que le mouvement haussier peut se prolonger encore jusqu'à la fin de l'année. Mais au-delà, au premier trimestre 2010, il y a un vrai risque de correction lorsque les banques centrales vont changer de discours à mesure que la conjoncture va s'améliorer », conclut l'économiste de chez Aurel-BCG.

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