Allègre conteste Copenhague

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Invité dimanche soir de « La Tribune »-BFM, à quelques heures de l'ouverture officielle du sommet de Copenhague, l'ancien ministre de Lionel Jospin a, une nouvelle fois, fait entendre sa différence sur les dossiers écologiques et, en particulier, sur celui du réchauffement climatique.« La science, ce n'est pas la politique : ce n'est pas parce qu'on est majoritaire qu'on a forcément raison », a lancé l'ancien patron de l'Institut de physique du globe de Paris, qui est l'un des rares à contester ouvertement les objectifs du sommet de Copenhague. La preuve, selon lui : depuis le sommet de Kyoto, voilà une dizaine d'années, « on n'avance pas ». Et il a estimé que Copenhague ne servira pas à grand-chose. La raison ? « Ce n'est pas la bonne méthode. Il ne faut pas culpabiliser les gens. [?] Certains scientifiques se sont mis dans le rôle de sauveurs du monde en réclamant des quotas, des restrictions et des taxes. » Une attitude totalement contre-productive selon lui. Plus généralement, Claude Allègre a dénoncé avec force la montée d'un intégrisme vert qui veut imposer ses vues.le véritable problème L'ancien ministre de l'Éducation nationale ne conteste pourtant pas l'existence d'un changement climatique ni la nécessité de limiter l'augmentation des rejets de CO2. Non pas parce que cela entraîne un réchauffement auquel il ne croit pas. Mais parce que les rejets de CO2 aboutissent à acidifier l'eau des océans. Pour Claude Allègre, la question de l'eau est le véritable problème écologique actuel. Curieusement, a-t-il ajouté, elle intéresse peu les politiques et les scientifiques. « Un milliard et demi d'hommes souffrent pourtant d'un manque d'eau. C'est là qu'il faut agir », a-t-il lancé lors de l'émission. Les efforts doivent en priorité porter sur « la séquestration du CO2 ».À contre-courant, Claude Allègre a également plaidé pour le développement du nucléaire de quatrième génération, une technologie « qui élimine une bonne partie des déchets qu'elle produit ». Il a aussi profité de son passage pour rappeler son opposition à la taxe carbone dès lors qu'elle n'est appliquée qu'en France et non à l'échelle planétaire. P. C.

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